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Nationale

Le tramway de Constantine paralysé par ses conducteurs

Le tramway de Constantine paralysé par ses conducteurs

Les conducteurs des rames du tramway de Constantine sont depuis jeudi en grève. A en croire l’un d’entre eux, leurs revendications sont d’ordre socioprofessionnel et la revalorisation des salaires est en tête des requêtes des « chauffeurs ».

Un débrayage qui, d’ores et déjà, a été qualifié d’illégal par l’entreprise chargée de la gestion de ce nouveau moyen de transport. La Setram a refusé de reconnaître le débrayage dans la mesure où, croit-on savoir, aucun préavis de grève n’a été déposé par les frondeurs, comme le stipulent les règlements.

Par ailleurs, et selon des informations diffusées par l’entreprise, l’augmentation prévue à partir de demain, dimanche, du nombre de voitures, où l’on a laissé entendre que 7 autres rames devaient entrer en activité portant à 17 leur nombre total, ne serait pas étranger à cette montée au créneau des travailleurs qui semblent avoir « déniché » la bonne opportunité pour se faire entendre.

Pour faire face à cet « imprévu », Les responsables de l’entreprise algéro-française ont toutefois pu maintenir un service minimum. Trois rames sur la dizaine ont effectivement permis, hier, aux usagers de vaquer à leurs occupations. Aussi, les horaires de circulation des rames ont été réduits de moitié, soit de 8h30 à 18h au lieu de 5h à 23h.

Présentés pourtant salutaires pour une ville qui étouffe par l’étroitesse de ses ruelles et la concentration au-dessus des normes d’un grand nombre de véhicules, les différents projets liés au transport à Constantine s’avèrent présentement peu utiles dans la mesure où de récurrents arrêts pour diverses raisons font que le service qu’ils rendent reste très loin des attentes des usagers.

En effet, après la mise en veille du téléphérique en début de semaine dernière, un arrêt annoncé pour une quinzaine de jours, c’était donc au tour du tramway de pénaliser les Constantinois.

Si pour le second les raisons sont humaines, celles du premier sont d’ordre technique, avait annoncé l’ETC, l’entreprise en charge de sa gestion. Une opération cyclique de contrôle des pylônes est nécessaire. L’ETC avait pour sa part mis à la disposition des usagers des cabines du téléphérique trois bus devant assurer au moins la moitié de la distance parcourue par les câbles du transport aérien. 

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