-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le Tracfin a enquêté sur l’achat de l’usine Brandt en France par Rebrab

Le Tracfin a enquêté sur l’achat de l’usine Brandt en France par Rebrab

Issad Rebrab, le patron de Cevital, a fait l’objet d’une enquête ordonnée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal pour l’achat de l’usine Brandt en France.

Ce dernier a sollicité Tracfin, un organisme français qui fait la chasse aux investissements douteux et au blanchiment d’argent opérés dans le sol français, pour enquêter sur les fonds investis en France dans l’achat de l’usine Brandt par Rebrab.

Le site Mondafrique avait donné l’information la semaine dernière mais personne n’a cru ou imaginé l’information vraie. Selon le site français, la présidence a commandé au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, une enquête sur le groupe Cevital, notamment sur les fonds qui ont permis d’investir dans l’usine Brandt en France.

Rebrab confirme cette information au site et indique qu’il s’agit de vieilles enquêtes : « J’ai toujours agi dans la transparence. Les autorités françaises ont été tenues informées de la nature des fonds investis et n’ont rien trouvé à redire », avait-il notamment répondu.

L’enquête demandée par la Présidence algérienne devrait également déterminer le niveau de complaisance dont aurait bénéficié Issad Rebrab au sein de la Banque d’Algérie pour investir des dizaines de millions d’euros en France et à l’étranger. Parallèlement à cette enquête, les Douanes algériennes devraient procéder à l’analyse des prix des matières premières importées par Issad Rebrab.

Les services des douanes vont éplucher de près les cours déclarés par Rebrab et ceux pratiqués sur les marchés mondiaux. Par ailleurs, la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRFI) a transmis un ancien rapport au Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Il y est question de plusieurs transferts de devises diligentés par Rebrab.

Le patron de Cevital, accusé par les autorités d’avoir importé des équipements d’occasion pour l’usine Brandt de Sétif, se défend et renvoie l’accusation aux autorités dans un entretien accordé à TSA avant-hier : « C’est faux. Les journalistes peuvent se rendre sur place pour vérifier et constater le mensonge.

Ils peuvent aussi venir dans nos usines en France pour voir qu’aucun équipement n’a été renouvelé pour envoyer les anciens équipements en Algérie.Ce sont des excuses pour justifier les blocages de tous nos projets et pas seulement celui de Brandt.

Déjà en 2014, quand nous avons acquis Brandt, on avait demandé la possibilité de transférer nos propres devises pour faire cette acquisition. Le Premier ministre avait renvoyé la balle dans le camp du gouverneur de la Banque centrale. Nous n’avons pas été autorisés à transférer », dit-il.

« On cherche à me faire taire… »

Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là pour Rebrab. Il a révélé qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui par les autorités algériennes.
« La rumeur (mandat d’arrêt contre lui) est fondée. On cherche à me faire taire. Mais je ne vais pas me taire. Ils essayent de faire taire tous ceux qui critiquent, qui parlent et posent des questions légitimes sur l’avenir de notre pays », soutient-il.

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a démenti hier l’existence d’un mandat d’arrêt contre l’homme d’affairesIssadRebrab, invitant ce dernier à venir en Algérie afin d’y présenter les « preuves » de ses assertions.

« A ma connaissance, il n’existe aucune plainte et je prends pour acquis qu’il n’y a aucun mandat d’arrêt contre l’homme d’affaires Issad Rebrab. Je le tiens des plus hautes autorités du pays », a insisté le ministre lors du forum d’El Moudjahid, assurant que le membre du gouvernement qui s’est exprimé mardi pour apporter un démenti officiel a eu « l’aval » du Premier ministre Abdelmalek Sellal pour ce faire.

« Par volonté de calmer le jeu, le gouvernement ne s’était pas exprimé auparavant, mais hier (mardi) il a réagi à cette affaire avec efficacité et promptitude », a poursuivi Grine. « S’il (Rebrab) a des preuves qu’il vienne ici les montrer. C’est ici qu’il a fait sa fortune », a-t-il souligné. Le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a réfuté hier cette information. « Il n’y aucun mandat d’arrêt. Il peut rentrer et sortir comme il veut », a-t-il dit. Rebrab qui se trouve au Brésil craint pour sa personne.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email