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Sports

Le tennis, un sport pour tous

Le tennis, un sport pour tous

Le tennis algérien a produit de grands champions que la plupart des gens ne connaissent pas, au contraire d’autres disciplines, commes les handballeurs ou les footballeurs, les chouchous du peuple.

Cependant, certains de ces champions de tennis œuvrent pour la promotion de ce sport. De fait, une nouvelle académie de tennis va ouvrir ses portes le 7 septembre prochain à Sidi Fredj, à l’ouest d’Alger

C’est officiel, pour la rentrée, une vraie école de tennis va ouvrir ses portes à Sidi Fredj, à une vingtaine de kilomètres d’Alger, pour les jeunes enfants à partir de 4 ans et de tous niveaux. Baptisé

« Boudjemline Academy tennis » du nom du propriétaire, ce nouveau complexe, composé de deux terrains, veut encourager avant tout cette discipline au niveau national et international. Dans un entretien accordé au Jeune Indépendant, le propriétaire, Kamel Fouad Boudjemline, dira que « notre objectif, est d’entraîner des générations et de les initier à ce sport ».

Au programme, des stages et des activités multiples. On apprend également que des groupes de sport d’études engloberont les meilleurs joueurs au niveau national, ce qui permettra aux enfants d’autres villes, à l’instar de la capitale, de tenter leur chance. Ce projet ambitieux se veut un « moteur » pour booster ce sport.

En effet, la devise ou les devises de cet entrepreneur d’un genre spécial est d’enseigner les valeurs du sport en faisant du club de tennis un lieu d’intégration intergénérationnel et créateur de lien social, un lieu de vie ouvert en permanence et un lieu festif.

Il veut, à travers cette académie, rendre le tennis accessible à tous en permettant à n’importe quel enfant d’intégrer une école de tennis. Par ailleurs, le tennis algérien n’est pas au mieux de sa forme. Il n’est pas encré dans les mœurs des algériens qui préfèrent le football généralement. Boudjemline veut, à travers ce complexe, « prêcher » la bonne parole et faire découvrir ce sport à toutes les franges, notamment les plus jeunes.

Il précisera que ce ne sont pas les capacités qui manquent « car j’ai remarqué qu’ici, en Algérie, l’enfant apprend plus vite », mettant en garde les parents contre les imposteurs qui profitent la méconnaissance de ce sport, pour les escroquer les gens.

Un ouvrage dédié au tennis

Il faut dire que Boudjemline a été l’un des meilleurs joueurs de tennis algériens. Il a participé à la coupe Davis, qui est, l’une des plus prestigieuses compétitions au monde. Mais avant d’être un sportif, il est diplômé de la Faculté européenne de sophrologie de Paris. Encore mieux, il a, dans ce répertoire, un ouvrage de 182 pages. intitulé « La sophrologie, préparation mentale pour le tennis », où il parle des bienfaits de la préparation générale, spécifique et précompétitive que l’athlète doit effectuer ; « un sérieux travail de relaxation pour être prêt le jour J ».

L’auteur met en relief à cet effet le « lien fort » entre l’émotion, l’énergie, la stimulation et la performance. Ainsi, pour Boudjemline, la gestion du stress est primordiale, avant chaque compétition ; il que le mieux préparé physiquement et psychologiquement l’emportera, mais l’aspect mental est souvent négligé dans le sport. En effet, tennismen, auteur et enfin businessman, il va faire bénéficier les jeunes de son immense expérience dans le tennis, qui pour certains n’est connu qu’à travers la TV.

De sport d’élite à sport de masse…

Malgré cette volonté louable de Kamel Fouad Boudjemline pour démocratiser Ce sport, il reste quelques bastions élitistes, dont les tarifs prohibitifs permettent de faire le tri entre les membres en excluant les indésirables, c’est-à-dire les moins riches. Seuls des sports à passé élitiste comme le golf, l’équitation ou le tennis sont sujets à ces pratiques. On imagine mal un club de foot ou d’athlétisme réservé à l’élite.

Le tennis reste également victime de son image de sport bourgeois, codifié et respectueux des règles. Si l’on se penche sur les détails, il demeure un sport plutôt réservé aux classes sociales aisées et touche difficilement les populations défavorisées. M. Boudjemline souhaite faire profiter chaque enfants doté de bonnes capacités de ce sport. La coach Dorea, qui a tout quitter pour accompagner M. Boudjemline dans son projet, a souligné que ce dernier vise un cap lointain « le tourisme sportif au niveau national et international ». 

L’Algérie a un déficit flagrant en matière de capacité d’accueil pour les joueurs. Déjà, la capitale compte une dizaine d’écoles de tennis, sous forme d’associations affiliées. A ce sujet, on cite le Tennis Club de Bachdjarah (TCB) connu pour son cadre agréable, mais aussi pour être un club qui a formé beaucoup de champions dont le dernier en date, Lamine Ouahab. Mais son état est décadent. Idem pour les autres.

Cependant, dans ce « déluge », le Club de tennis de Ben Aknoun semble être celui qui présente le plus de stabilité dans la capitale. C’est qu’il a un glorieux passé ; il a accueilli des tournois internationaux d’envergure, dont la Coupe Davis.

Au programme de la nouvelle académie de tennis « Boudjemline tennis academy » des stages et des activités multiples et prochainement des groupes de sport d’études qui engloberont les meilleurs joueurs au niveau national, ce qui permettra, nous dira le propriétaire, aux enfants d’autres villes à l’instar de la capitale, de tenter leurs chance , un projet dont M. Boudjemline nous a fait part lors de notre entretien, souhaitant a ce titre, une fluidité de la part de la Fédération algérienne de tennis afin de faciliter et d’encourager au mieux cette discipline.

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