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Nationale

Le Syndicat national des magistrats met en garde le ministre de la Justice

Le Syndicat national des magistrats met en garde le ministre de la Justice

Le Syndicat des magistrats a mis en garde le ministre de la Justice qui a décidé de camper sur sa position en usant de la force policière contre les magistrats ayant refusé leur mutation, les invitant à déposer leurs recours par rapport au dernier mouvement opéré et qui a touché près de 3 000 d’entre eux. Dans un communiqué rendu public hier, le SNM reproche au ministre de la Justice ses mesures « policières » pour régler la crise qui constituent, lit-on, « une provocation directe et une atteinte à la dignité du magistrat et à la réputation de l’institution judiciaire ». Le syndicat dit décliner toute responsabilité quant à « d’éventuelles réactions exprimant la colère de certains magistrats ».

Toutefois, le syndicat des magistrats ne ferme pas la porte au dialogue et affirme être disposé à accueillir favorablement « toute initiative, d’où qu’elle vienne, visant à régler ce contentieux dans les meilleurs délais pour éviter de retarder les affaires des citoyens ». Cette bonne volonté n’empêche pas le syndicat des magistrats de réaffirmer qu’en l’absence d’un « règlement de la crise, la protestation va se poursuivre avec la même intensité pour faire face aux mesures unilatérales du ministère ». Pour le SNM, « l’unité des rangs » des magistrats entre ceux qui sont impactés par le dernier mouvement et ceux qui ne sont pas concernés, est une « preuve de la conscience des magistrats qu’ils sont tous sur la même position visant à aboutir à l’indépendance totale de la justice ». Et d’avertir : « Toucher n’importe quel magistrat quel que soit sa situation va inéluctablement provoquer la colère de tous ses collègues et la réaction du syndicat sera alors orageuse.

Le SNM a engagé un bras de fer avec le ministre Belkacem Zeghmati, qui a décidé de muter 2 998 magistrats. Le syndicat a lancé le 26 octobre dernier une grève illimitée, poussant le ministre à appeler à un dialogue. Le ministre a assuré que « ce mouvement se base sur des critères objectifs préalablement définis, à l’issue d’une analyse et d’une évaluation minutieuses de plusieurs décennies de gestion des ressources humaines du secteur, aux conséquences désastreuses dont certaines suscitent la répulsion, voire le ressentiment ». Défendant sa décision, M. Zeghmati a précisé qu’« elle a été effectuée dans le respect strict des dispositions de la loi, en tenant compte des demandes des concernés, de leur compétence professionnelle, de leur situation familiale et leur état de santé, outre des considérations liées à la nécessité de service ».

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