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Lifestyle

Le stress : entre pessimisme chronique et burn-out

Le stress : entre pessimisme chronique et burn-out

Depuis l’ère industrielle, la multiplicité des effets pathologiques du stress a augmenté dans l’ensemble de la population mondiale, et il serait à l’origine de la plupart des maladies coronariennes (la plus fréquente des maladies cardiaques), des ulcères à l’estomac, des dépressions…

Qu’est-ce que le stress ?
Le stress est une réaction normale de l’organisme face à un évènement ou une contrainte extérieure qui vient troubler son équilibre. En provoquant des tensions physiques, émotionnelles ou psychologiques, il est la réponse de son corps à tout ce qui nécessite de l’attention ou de l’action.

Il peut y avoir un stress positif face à une situation car la personne a besoin dans sa vie quotidienne d’un niveau minimal de stress. Appelé « eustress », celui-ci déclenche la bonne montée d’adrénaline pour faire face. Le « distress », ou stress négatif, que nous appelons ordinairement « stress », est le stress inadapté car il induit une diminution des performances et mène à l’épuisement une fois confrontés trop souvent ou trop longtemps à des évènements perçus comme des dangers. Notre énergie se dépense en émotivité au détriment de l’action. Cette émotivité décuplée entraîne des conséquences au niveau de nos ressentis physiques, émotions négatives, pensées et comportements.

Gérer le stress consiste à changer d’attitude

Tout le monde éprouve du stress dans une certaine mesure. Suite à cela, l’organisme se met en phase d’alerte. Parfois, la meilleure façon de le gérer consiste à changer son attitude, voire sa situation.

Le stress passe par quatre phases qui sont :
Le stress est un phénomène naturel sans aucune connotation positive ou négative. Il fait partie de la vie et nous permet de nous adapter aux nombreuses situations quotidiennes. Les manifestations biologiques du stress et les réactions à cet état diffèrent en fonction de chaque individu. De façon générale, elles évoluent en quatre phases successives.

a) Phase d’alarme ou phase initiale : des moyens de défense sont mobilisés pour réagir rapidement à l’agent stressant. Le stress cause l’apparition de réactions physiques et psychologiques caractéristiques. Au niveau somatique, le rythme cardiaque s’accélère, la respiration se fait plus rapide, les muscles se tendent. Les effets psychiques se traduisent par la vigilance, l’euphorie, un sentiment de détresse ou d’oppression. Elle s’accompagne d’un état de choc avec chute de la tension artérielle, abaissement de la température centrale, accélération du rythme cardiaque et respiratoire, élévation de la glycémie, augmentation de la sudation, dilatation des pupilles et ralentissement de la digestion.

b) Phase d’adaptation ou phase de résistance : lorsque l’agent stressant persiste, la défense est maintenue et les réserves d’énergie nécessaires sont reconstituées. Les premiers signes physiques de la réaction d’alarme ont disparu. Le corps s’adapte et la résistance s’élève au-dessus de la normale. Si l’agression ne s’arrête pas, le corps demeure en alerte et ne peut plus compenser les dommages provoqués par cette alerte.

c) Phase d’épuisement : lorsque l’exposition de la personne stressée se poursuit trop longtemps, les défenses s’effondrent. La personne n’est plus capable de répondre adéquatement à la situation stressante et des symptômes caractéristiques apparaissent. si les facteurs du stress persistent, les mécanismes d’adaptation sont dépassés et cèdent. Une agression prolongée affaiblit notamment les réserves énergétiques de l’organisme, du fait de la dépense occasionnée par la réponse à l’agression.

d) Phase de récupération : lorsque l’agent stressant est géré, la tension baisse, la personne se détend, et peu à peu, les réserves énergétiques se reconstituent.

Les symptômes du stress :
1) Les symptômes physiques du stress les plus récurrents sont la sueur, les tremblements, les vertiges, l’accélération du rythme cardiaque les tensions, les douleurs (maux de tête, musculaires, articulaires) et le manque de sommeil. Les risques pour la santé sont notamment cardiovasculaires.

2) Les principaux symptômes émotionnels du stress sont l’irritabilité, l’anxiété, la fatigue et la déprime. Les risques pour la santé sont l’épuisement, le burn-out et la dépression.

3) Les symptômes mentaux du stress les plus importants sont le trop-plein de pensées, l’inquiétude constante, le pessimisme chronique et les difficultés de concentration et décisionnelles.

4) Les principaux symptômes comportementaux du stress sont la tendance au « zapping » et d’être débordé en permanence, le repli sur soi, l’agressivité et l’isolement. Les risques pour la santé sont les addictions au tabac, au café, à l’alcool, aux médicaments…

le pessimisme chronique est l’un des symptômes du stress

Les systèmes principaux intervenant dans les réactions de stress sont le système nerveux et le système endocrinien. La mise en œuvre de ces deux systèmes suscite des réactions cardio-vasculaires, digestives et métaboliques. Les manifestations cardio-vasculaires se caractérisent, en particulier, par une accélération de la fréquence cardiaque et une augmentation du débit sanguin. La libération de cortisone va se traduire par un mauvais fonctionnement du système immunitaire ou par certains ulcères de l’estomac.

Les conséquences sur la santé :
Hypertension, infarctus, troubles du rythme cardiaque, mort soudaine, arthrite, ulcères d’estomac, accidents vasculaires cérébraux, maux de tête, douleurs dorsales, insomnie, irritabilité, anxiété, fatigue, diminution de la libido, changement d’humeur, troubles gastro-intestinaux, affections cardio-vasculaires (développement de maladies cardiovasculaires), dermatologiques, endocriniennes, gynécologiques (complications fœtales durant la grossesse), vertiges, acouphènes, burn-out… La liste est longue des méfaits imputables au stress, car tous les organes peuvent être touchés par des déséquilibres hormonaux qui auraient dû n’être que momentanés et qui se sont installés à demeure.

Le psychisme n’est d’ailleurs pas en reste. Le stress peut aussi être source de malaise d’origine neurovégétative (palpitations, syncope) et engendrer ou perpétuer des troubles du comportement (tabagisme, alcoolisme, boulimie, anorexie, abus de médicaments et addiction aux drogues). A l’extrême, chez des individus fragilisés, cette surcharge psychique entraîne dépression et confusion mentale.

Le stress psychologique a aussi des conséquences sur le système immunitaire. Il est en effet établi que le système nerveux central et le système immunitaire communiquent. Or, en présence des hormones du stress, la synthèse et la sécrétion de certaines cellules du système immunitaire (les cytokines, notamment) sont perturbées.

Le stress a donc des conséquences mesurables sur la santé. Il joue un rôle dans l’apparition de la tuberculose et réactive le virus de l’herpès et celui d’Epstein-Barr (impliqué dans l’apparition de certaines tumeurs). Il inhibe la réponse immunologique et, de ce fait, diminue la combativité de l’organisme face à une invasion de microbes ou à la multiplication anarchique des cellules cancéreuses.

Traitements:
Le stress n’est pas une maladie mais il peut bel et bien en être la cause. Le traitement des troubles dus au stress se limite parfois à soulager par des médicaments appropriés des symptômes physiques tels que l’hypertension. L’association avec un traitement psychologique est souvent recommandée, afin d’aider la personne à atténuer la source du stress ou à apprendre à l’affronter plus efficacement.

D’autres méthodes sont recommandées pour gérer son stress : elles passent par l’analyse de la situation, rester en contact avec le monde, adopter une attitude positive et flexible, privilégier la détente, exploiter les technique de relaxation, garder une saine hygiène de vie, faire de l’exercice…

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