Le Somaliland ouvre une ambassade à El-Qods occupé : L’Algérie et 17 pays condamnent
L’Algérie et plusieurs pays arabes et islamiques ont condamné avec la plus grande fermeté la mesure « illégale et inacceptable », la décision prise par « ledit Somaliland », non reconnu par la communauté internationale, d’ouvrir une ambassade à El-Qods occupé.
Selon un communiqué conjoint publié ce dimanche, les pays signataires soulignent que « cet acte constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes de la légitimité internationale, et représente une atteinte directe au statut juridique et historique de la ville d’El-Qods occupé ».
Cette déclaration est signée, en sus de l’Algérie, par l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Royaume hachémite de Jordanie, la Turquie, le Pakistan, l’Indonésie, Djibouti, la Somalie, la Palestine, Oman, le Soudan, le Yémen, le Liban et la Mauritanie.
Les ministres des 16 pays réaffirment leur rejet total de toute mesure unilatérale visant à imposer une réalité illégale à El-Qods occupé ou à accorder une quelconque légitimité à des entités ou des arrangements contraires aux règles du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
« El-Qods est un territoire palestinien occupé depuis 1967, et toute tentative visant à modifier son statut juridique et historique est nulle et non avenue et ne produit aucun effet juridique », a réitéré le communiqué.
Les ministres des Affaires étrangères soulignent également leur soutien total à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie, ainsi que leur rejet catégorique de toute mesure unilatérale portant atteinte à l’unité du territoire somalien ou à sa souveraineté.
Reconnu par Israël en décembre 2025, Somaliland, séparé de facto de la Somalie depuis 1991, reste non reconnu par la communauté internationale. Tel Aviv a piétiné les résolutions onusiennes et celles de l’Union africaine en étant le premier pays dans le monde à reconnaître ce territoire somalien. Selon les observateurs, elle a déjà installé des bases militaires, notamment du renseignement, d’écoute et de surveillance sur le littoral de cette entité proche de Bab El-Mandab, passage stratégique maritime et commercial entre l’océan Indien et la mer Rouge.
Il convient de noter que le Maroc n’a pas voulu signer cette déclaration commune, comme il l’a toujours fait depuis plusieurs années. En effet, pratiquement toutes les résolutions onusiennes condamnant les politiques de violation et d’agression de l’entité sioniste à Gaza ou dans les territoires palestiniens occupés n’ont pas été signées par le Makhzen. Ce dernier évite de froisser son allié sioniste avec qui il a signé de nombreux accords militaires.