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Nationale

Le solaire la ressource de l’avenir

Le solaire la ressource de l’avenir

Disposer d’une diversité de ressources énergétiques ne signifie nullement que l’Algérie a garanti sa sécurité énergétique, car le grand challenge réside dans l’usage de ces ressources.

C’est ce qu’a indiqué ce mardi l’ancien ministre de l’Energie et consultant, Abdelmadjid Attar, dans son intervention lors d’une journée d’étude organisée par la faculté des sciences politiques (université d’Alger 3) sous le thème « La sécurité énergétique à l’échelle mondiale, défis et opportunités pour l’Algérie ». Le conférencier a expliqué à ce propos que le problème est au niveau de la performance du système énergétique ou du modèle de consommation. Il a mis en avant une problématique centrale, à savoir comment adapter et valoriser, dans les meilleurs délais, cet avantage ‘’gaz-solaire’’ ?

Signalant une hausse de la demande énergique mondiale censée avoisiner 25% à l’horizon 2035, Attar a souligné dans ce sens l’importance de se projeter selon une vision à long terme basée sur les besoins de consommation interne, dans le cadre d’un développement régional à l’intérieur de l’espace maghrébin ou méditerranéen. Cela d’autant plus qu’une bonne partie de notre rente gazière provient de cet espace, dont nous aurons encore besoin pour au moins deux décennies, ajoute-t-il.

Le conférencier s’est attardé par ailleurs sur un certain nombre de défis à relever, citant la mise en œuvre d’une politique énergétique dont la priorité passe par l’accélération de la transition vers un mix énergétique adapté à la nature des ressources existantes. A ce titre, l’ancien PDG de Sonatrach estime que l’on va assister à l’horizon 2035, voire au-delà de 2040 et 2050, à une croissance rapide du renouvelable, notamment le solaire. Précisant dans le même sillage que le gaz naturel demeurera la ressource qui répondra le plus aux besoins énergétiques, surtout en association avec les énergies renouvelables.

Evoquant l’évolution du mix entéritique à l’échelle mondiale, il considère qu’au-delà de la valeur marchande, le gaz constitue un gage et un support inévitable de la transition énergétique et du développement durable dans le futur. Attar, qui se fie aux chiffres avancés par Alnaft, affiche un optimisme quant au classement de l’Algérie à l’échelle mondiale, qui se situe en 3e position derrière les USA et la Chine. Compte tenu, ajoute-t-il, de ses réserves en gaz naturel conventionnel estimées à 5 500 milliards de mètres cubes en 2016 et celles non conventionnelles et techniquement récupérables évaluées à 25 000 Md M3.

Certes, le sol algérien regorge de ressources en hydrocarbures conventionnels et il reste à découvrir des quantités allant jusqu’à 1,4 milliards de barils de pétrole liquide et 2 800 milliard de M3 de gaz naturel, mais la ressource la plus importante inépuisable et propre est évidemment l’énergie solaire. Attar regrette que son exploitation reste à ses débuts avec à peine 500 MW de capacité de production par rapport aux 19 000 MW installés fonctionnant essentiellement de gaz naturel. Il convient de rappeler qu’un mégaprojet solaire, prévu dans le désert algérien (DESERTEC) devant regrouper onze partenaires, a fait l’objet d’un sabotage.

Le ministre allemand de l’Energie, Peter Altmaier, cité par la chaîne de télévision allemande ZDF, a révélé que la réalisation du projet en question aurait permis à l’Algérie d’alimenter l’Europe en électricité et de gagner des milliards de dollars. Mais le projet n’a pas pu voir le jour, car la France s’est opposée fermement à l’idée de voir l’économie de l’Algérie se diversifier à travers un bouquet énergétique si riche. Cette journée d’étude vise à analyser les défis liés à la sécurité énergétique et son introduction dans l’ensemble des notions fondamentales et propres aux études sécuritaires et géopolitiques.

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