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Nationale

Le SNPSSP accuse le système imposé aux médecins spécialistes

Le SNPSSP accuse le système imposé aux médecins spécialistes

La mort tragique de la jeune parturiente à Djelfa, après le refus de trois établissements hospitaliers de la prendre en charge, vient confirmer la défaillance du système de santé public et en particulier la prise en charge de la femme enceinte et de son bébé.

Les chiffres officiels le confirme, « chaque année, presque 20 bébés décèdent sur 1 000 naissance et 97 femmes meurent pendant ou juste après l’accouchement pour 100 000 femmes par an ».

Le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a réagi à ce drame par un communiqué de presse dans lequel il a exposé, une fois de plus, la problématique de la couverture sanitaire au niveau national, tout en invitant le gouvernement à revoir sa politique en matière d’affectation obligatoire des médecins spécialistes en dehors des grandes villes.

Le syndicat considère que « la couverture en soins spécialisés ne peut être assurée de manière efficace par le dispositif coercitif du service civil, qui représente une mesure anticonstitutionnelle vis-à-vis des praticiens spécialistes de santé publique et une fausse solution pour un véritable problème ».

Aussi, il appelle le gouvernement à « l’annulation pure et simple du service civil instauré pour les praticiens spécialistes de la santé et de le remplacer par des incitations financières ». 

Une mesure qui, une fois adoptée, estime le syndicat, « permettra un meilleur déploiement des 12 000 praticiens spécialistes de la santé publique et l’amélioration des conditions qui garantissent une plus grande stabilité des effectifs ainsi que la continuité et la qualité des soins ». 

Le syndicat juge qu’« il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités concernant cette question capitale, dont dépend la prise en charge sanitaire de la population, à savoir le règlement définitif de la problématique de la couverture en soins spécialisés de tout le pays ».

Le second point porte sur l’implication du secteur privé dans la prise en charge effective des malades à travers la création d’une synergie entre les secteurs public et privé. Le syndicat estime que cette complémentarité entre les deux secteurs permettra de faire face « aux dysfonctionnements décriés aussi bien par la population que par les professionnels ».

« Le secteur privé, partie intégrante du système national de santé, doit participer de manière effective au service public de santé et plus précisément à l’organisation de la gratuité des soins en complémentarité avec le secteur public », a recommandé le SNPSSP.

A propos de la dernière décision du ministère de la Santé obligeant les spécialistes exerçant dans le secteur privé d’assurer la garde au sein de leur structure, le SNPSSP appelle à l’application immédiate de cette mesure.

« Cette disposition, une fois appliquée pour les spécialistes des structures privées, permettra de compenser le déficit de l’effectif pour assurer les gardes dans des établissements hospitaliers publics de référence » et « l’implication des hôpitaux et cliniques privés pour réduire la pression exercée sur les structures publiques, assurant la prise en charge du citoyen dans les gardes et les urgences en lui faisant, là aussi, bénéficier des compétences de ces structures » a-t-il détaillé.

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