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Nationale

Le SNJ «note la prise en charge» de revendications des journalistes

Le SNJ «note la prise en charge» de revendications des journalistes

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a affirmé, dans un communiqué, avoir noté que des principes et revendications de la corporation des journalistes avaient été pris en charge dans l’avant-projet de révision de la Constitution, qui propose le bannissement de la peine d’emprisonnement pour les délits de presse.

« Au plan relevant strictement de son champ de compétence, le syndicat note, de prime abord, la prise en charge, dans la mouture finale du texte final dont il a été destinataire par la Présidence de la République, d’un certain nombre de principes et de revendications qui sont, du reste consubstantiels à son existence et à son combat », a précisé le SNJ dans son communiqué.

« Le SNJ, qui avait pris part aux deux consultations politiques lancées par la Présidence de la République, (respectivement) en juin 2011 puis en juin 2014, autour de projets cruciaux pour le pays en général et la corporation en particulier, ne peut, de la même manière, rester indifférent, à l’annonce du projet final de ce qui devra constituer la nouvelle Constitution de la nation, loi suprême par excellence », a expliqué la même source.

« Comme proposé par le syndicat via son mémorandum de juin 2011 puis de juin 2014, la nouvelle Constitution algérienne consacre, ainsi, la liberté de la presse, dans toutes ses versions et bannit la censure préalable, sous toutes ses formes », a relevé le communiqué, citant l’article 41 de l’avant-projet, exclusivement consacré à la presse, qui « bannit la peine d’emprisonnement pour délit de presse ».

Le Syndicat tient également à relever, dans son communiqué, « un acquis considérable que constitue, incontestablement, l’obligation désormais constitutionnelle qui s’impose aux employeurs d’assurer la protection sociale à l’ensemble de leurs employés ».

Au sein de la corporation journalistique, « il s’agit là d’un autre combat de tous les instants, que le syndicat mène inlassablement depuis des années face à des employeurs dont la majorité ont souvent piétiné allégrement ce droit fondamental, plongeant des centaines de confrères dans des situations dramatiques et souvent découvertes sur le tard, y compris par les victimes elles-mêmes ».

« Le SNJ qui, depuis sa création, s’est retrouvé, dans bien des cas, confronté à des situations de déni de droit, au niveau de certaines entreprises médiatiques, qui frappe d’ostracisme des centaines de ses adhérents, prend enfin acte du fait que le droit à l’exercice syndical est garanti , voire même conforté par la nouvelle Constitution », a souligné le communiqué.

« Tout cela pour les énoncés de principes généraux. Restent, néanmoins, les modalités de la mise en pratique des dispositions de la loi fondamentale. Notamment, à travers les textes d’application que constituent, en l’espèce, les lois y inhérentes ».

« L’expérience récente des nouvelles lois en la matière, comme le code de l’information, la loi sur l’audiovisuel et celle sur la publicité qui n’a d’ailleurs jamais vu le jour, nous fondent à exprimer certaines réserves légitimes : une loi, celle suprême davantage encore, n’a de valeur que si elle est appliquée, sur tous, de manière juste et non pas en fonction des humeurs ou des intérêts des uns et des autres », conclut la même source.

L’avant-projet de la révision constitutionnel, rendu public mardi dernier, garantit aux citoyens la liberté de manifestation pacifique, celle de la presse dans toutes ses formes (écrites, audiovisuelles et sur le Net), précisant que cela se fera « dans le respect des constantes et valeurs de la nation ».

Il est, par ailleurs, indiqué que sera « bannie la privation de liberté de toute sanction judiciaire du délit de presse », soulignant le droit « d’accès aux informations et données et la garantie de leur circulation ».

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