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Nationale

Le SNAPAP critique le nouveau code du travail

Le SNAPAP critique le nouveau code du travail

Le président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), Rachid Malaoui, revient à la charge sur le projet du nouveau code du travail tant décrié par les syndicats. Le jugeant non conforme au droit international établi par l’Organisation internationale du travail (OIT), le syndicaliste cite comme preuve le constat des experts du Bureau international du travail (BIT) qui ont évoqué dans leur rapport sur ce code plusieurs textes qui bousculent les règles encadrant le droit des travailleurs. « Il y a un non respect de plusieurs conventions internationales fondamentales dont celles liées aux libertés syndicales, au travail des enfants, à la sécurité, la santé, ainsi qu’au droit à la négociation collective », a-t-il dénoncé hier lors d’une conférence de presse organisée par le quotidien le Courrier.

Le président du SNAPAP se félicite tout de même que le nouveau code de travail soit bloqué grâce à la mobilisation du mouvement syndical autonome. Il a prévenu que ce projet sur le code du travail vise en premier l’atteinte au droit de grève, voire l’élimination pure et simple de cet acquis consacré par les instances internationales.

Interrogé sur la multiplication des mouvements syndicaux dans le secteur public à la différence du secteur privé où les droits des travailleurs sont encore plus bafoués, le président du SNAPAP a admis en effet qu’il est plus facile pour les travailleurs des entreprises étatiques et de la fonction publique de créer un syndicat contrairement aux travailleurs du privé. « Il se trouve que dans le secteur privé, là ou les travailleurs sont encore plus lésés, les employeurs ont peur des pressions des travailleurs s’ils parviennent à s’organiser en mouvement syndical pour faire valoir leur droit », a-t-il fait remarquer en considérant qu’il appartient à ces employés de s’organiser d’autant que la loi permet la création d’un syndicat sectoriel et des confédérations syndicales.

Considérant que son syndicat est l’un des mouvements sociaux les plus représentatifs, Malaoui s’est félicité que le SNAPAP soit arrivé à s’imposer dans la tripartite comme syndicat autonome à côté de l’UGTA. Le président du SNAPAP a rebondi sur le dossier des migrants africains, en estimant que son mouvement, qui fait partie du réseau des syndicats africains, doit défendre cette catégorie vulnérable qui fuit les guerres et les conflits qui pèsent sur le continent. Ce syndicaliste a fait remarquer que l’Algérie n’est même pas dotée de loi d’asile qui définit le traitement des immigrés ou des réfugiés. Il a dénoncé le traitement réservé aux migrants sub-sahariens, en rappelant qu’il avait alerté les pouvoirs public dans un communiqué diffusé conjointement avec la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), sur le sort d’immigré exposé aux agressions d’individus.

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