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Nationale

Le secteur de l’Energie appellent à une grève

Le secteur de l’Energie appellent à une grève

Après la grève illimitée des magistrats qui en est à sa cinquième journée, plusieurs syndicats du secteur de l’énergie vont également entrer en action. Le Syndicat national des travailleurs de l’énergie, (SNT-Energie) a appelé, dans un communiqué publié dimanche dernier, à une grève générale de trois (3) jours dans toutes les directions de l’énergie et de la Sonatrach, à partir de ce dimanche.

Cet appel à la grève vient en réponse aux « demandes de notre peuple pour l’intervention de nos secteurs vitaux afin de faire pression sur le régime, en vue de la transformation démocratique dont nous avons un besoin urgent », écrit le syndicat qui ajoute : « Nous appelons toutes les directions de l’énergie en Algérie à participer à une grève générale au niveau national, par laquelle nous paralyserons les administrations publiques pour réclamer la dignité des employés du secteur de l’énergie qui souffrent en silence » indique ce syndicat.

Ce dernier a appelé les travailleurs de Sonatrach à paralyser toutes les unités du groupe à travers le pays : « Nous appelons également les travailleurs de Sonatrach à entendre la voix du peuple réclamant leur soutien aux grèves et à la fermeture de toutes les unités et entreprises du groupe » écrit le syndicat dans le même communiqué. Le SNT/Energie considère que « la grève est devenue une contrainte pour quiconque aime son pays et veut le libérer de la main de fer qui refuse de le relâcher ». Auparavant, le Syndicat national autonome des travailleurs de Sonelgaz (SNATEG), a appelé tous les travailleurs du groupe à observer une grève générale pendant trois jours, les 5, 6 et 7 novembre, « pour la dignité et pour soutenir le peuple dans ses revendications pour les libertés dont les travailleurs de Sonelgaz sont privés ». Dans un communiqué rendu public, le syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz annoncent une grève de trois jours à partir d’hier lundi, « accompagnée d’actions de protestation dans toutes les directions et dans toutes les unités ».

Dans son communiqué, le syndicat exige entre autres le renvoi du président de la fédération des travailleurs de l’électricité affiliée à l’UGTA, Telli Achour, et la création de caisses des œuvres sociales indépendantes au niveau de chaque entreprise. Il réclame également de régler « urgemment » le problème de la mutuelle et l’augmentation des salaires et des différentes indemnités. Le syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz n’a pas manqué de se positionner politiquement en apportant son « soutien au peuple dans ses revendications visant à recouvrer les libertés dont ont été privés les travailleurs du groupe Sonelgaz ayant été pionniers de la révolution ouvrière en 2017 », lit-on par ailleurs : « Soutenons le hirak et entamons la campagne de changement au sein du groupe Sonelgaz. Restons unis pour ne pas rater cette opportunité en prenant exemple sur les magistrats et les autres corporations qui se sont soulevées contre la hogra et l’arbitraire », ajoute le syndicat. Cette grève annoncée du syndicat de l’énergie coïncide avec la présentation aujourd’hui de la très controversée loi sur les hydrocarbures, en plénière par l’Assemblée populaire nationale. Le

tribunal administratif de Tipasa a rendu, dimanche dernier, une ordonnance en référé d’heure en heure déclarant illégal » le mouvement de grève annoncée et observée par le Syndicat national des magistrats (SNM) « sans notification préalable, ni respect du service minimum, outre l’occupation illégale des postes de travail et l’atteinte à la liberté de travail ». « Ce mouvement de grève est illégal car intervenant en contradiction des dispositions de l’article 12 de la loi organique portant statut de la magistrature et entravant le bon fonctionnement d’un service public sensible, en l’occurrence la magistrature, ainsi que les intérêts des citoyens, d’autant que des juges ont été empêchés d’exercer leurs fonctions et de poursuivre le travail judiciaire », a ajouté la même source. Cette ordonnance contraint la partie défenderesse, à savoir le SNM, représentée par son président, à « ne pas entraver l’action judiciaire, et de ne pas empêcher les magistrats d’exercer leurs fonctions et de quitter les lieux de travail », lit-on dans le communiqué.

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