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Le second tour de la présidentielle tunisienne prévu le 21 décembre

Le second tour de la présidentielle tunisienne prévu le 21 décembre

Le second tour de la présidentielle en Tunisie se déroulera dimanche 21 décembre, selon des sources officielles tunisiennes. Il opposera, comme prévu, Béji Caïd Essebsi (87 ans), chef du parti Nidaa Tounès, au président sortant Moncef Marzouki (69 ans).

Le Tribunal administratif de Tunis a rejeté avant-hier les recours en appel déposés par le candidat Marzouki contre les résultats du premier tour de ce scrutin historique. « Ce qui a permis à l’Institution chargée des élections de fixer la date du second tour dans deux semaines.

La campagne officielle devrait donc s’ouvrir mardi 9 décembre », a indiqué une source officielle à Tunis.
Béji Caïd Essebsi, l’ex-ministre de Bourguiba, est arrivé en tête du premier tour avec 39,46% des suffrages contre 33,43% en faveur de son challenger, Moncef Marzouki, selon les résultats officiels. Depuis, les deux candidats, au profil très différent, s’opposent violemment par médias interposés. La campagne officielle s’annonce vive. Cependant, la nouvelle Constitution tunisienne adoptée récemment donne des prérogatives assez limitées au président de la République.

Elu pour 5 ans, ce suffrage universel lui confère toutefois un poids politique important comme celui de décider la dissolution de l’Assemblée. Mais, l’essentiel du pouvoir exécutif dépendra du futur Premier ministre issu de la majorité parlementaire, élue le 26 octobre dernier. Vainqueur des législatives en reléguant les islamistes au second plan, mais sans rafler la majorité absolue, le « Vieux » Béji Caïd Essebsi espère vivement gagner la présidentielle afin de conforter son pouvoir. Car une victoire le 21 décembre lui permettra de former plus facilement un gouvernement de coalition.

Quant à Moncef Marzouki, il tente de rallier la gauche et les islamistes opposants de Beji Caid Essebsi. Le chef de l’Etat sortant insiste dans ses déclarations contre le risque d’un « retour à la dictature », une allusion aux soutiens des partisans de Ben Ali, dont bénéficie le candidat Essebsi.

Ce dernier rétorque simplement que le candidat Marzouki, qu’il nomme généralement « mon compétiteur » est soutenu par « les islamistes et les djihadistes ». Ce qui a, d’ailleurs, mis le feu aux poudres entre les partisans des deux camps lors des débats organisés par les chaînes locales.

De leur côté, les islamistes d’Ennahda, majoritaires en 2011 et deuxième force politique du pays à l’issue des législatives du 26 octobre 2014, scrutent attentivement le déroulement de cette campagne pour la présidentielle. Ayant tout misé sur le Parlement, la direction du mouvement avait le choix de ne pas présenter de candidat au palais de Carthage.

Officiellement, son président Rached Ghannouchi n’avait soutenu aucun candidat au premier tour, laissant libre choix à ses militants. Interrogé dimanche, le porte-parole du mouvement affirme que « la neutralité affichée par Ennahda au 1er tour reste en vigueur pour le second tour ». Jusqu’au week-end prochain, au moins, lors de la réunion du Majliss Echourra qui prendra une décision finale. 

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