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Nationale

Le règne de Droukdel tire-t-il à sa fin ?

Le règne de Droukdel tire-t-il à sa fin ?

L’apparition de nombreux groupes armés au Sahel tout comme au Maghreb, entre autres les organisations El Moulathamoune de Mokhtar Belmokhtar et l’Etat Islamique en Libye, a mis en difficulté l’actuel émir national d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Droukdel alias Abou Mossaâb.

Ce dernier fait face, aussi, aux dissensions, aux arrestations et aux liquidations de ses émirs, ce qui a enfoncé le clou chez cette organisation terroriste. Désormais, Droukdel est à deux doigts de la fin de son triste parcours.

D’un échec à l’autre, Abdelmalek Droukdel, chef national qui, risque le « putsch ». Après plus de huit ans à la tête d’Aqmi, Droukdel a concédé des « défaites » cuisantes sur le terrain. Le dernier coup porté à son organisation n’est autre que la dissidence de son ex-bras droit, Mokhtar Belmokhtar.

Ce chef de l’ex-phalange El Moulathamoune a fini par abandonner son « frère » d’armes pour monter sa propre petite armée, « Les Signataires par le sang », avant de rallier le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Un échec de trop pour Droukdel, lui qui a vu ses meilleurs chefs terroristes battus et se rendre aux forces de sécurité. La longévité du parcours de Droukdel lui sera-t-elle fatale ? Pis, l’apparition d’une nouvelle branche de l’Etat Islamique à Derna, en Libye, a ajouté plus de barbarie chez Aqmi.

Un sale temps pour Droukdel, qui est en train de subir des frappes fatales des services de sécurité algériens. A commencer par l’anéantissement de son bras droit, Sofiane Fassila, en 2010, tué lors d’une embuscade meurtrière des forces de l’ordre à Tizi-Ouzou.

Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouaddoud, natif de Meftah, région de Blida, émir notoire d’Al Qaïda au Maghreb, ayant tenu plus de huit ans à la tête de l’ex-GSPC devenu Aqmi, sera-t-il, après ce long parcours, renversé par ses émirs ? Il semble que son heure a sonné, du moment que les différends internes qui frappent actuellement son organisation se succèdent rapidement. Son bras droit depuis la nuit des temps, Mokhtar Belmokhtar, a fini par l’abandonner.

C’est déjà une sérieuse option pour le départ de Droudkel. Avant cette dissidence de Mokhtar le « Marlboro », Droukdel a été lâché par une dizaine d’émirs qui se sont rendus, en 2012, aux forces de sécurité algériennes.

L’homme le plus recherché en Algérie, ayant accumulé une vingtaine de condamnations à mort prononcées à son encontre par la justice algérienne, vit des moments des plus difficiles depuis que son organisation s’est affiliée à Al Qaïda mère, en 2007, sous l’ère d’Oussama Ben Laden. 

Traqué depuis plus de dix ans, Droukdel, chef terroriste, le plus recherché depuis qu’il a été nommé à la tête de l’ex-GSPC en 2004, avant de devenir l’« émir » national de la même organisation terroriste en 2006, dans sa nouvelle version Al Qaïda au Maghreb Islamique, aura-t-il une fin comme celle d’Oussama Ben Laden, le chef spirituel d’Al Qaïda mère ?

Ce terroriste saoudien a été tué, faut-il le rappeler, le 2 mai 2011, dans un village pakistanais, par un commando armé de l’US Neavy. Sa mort avait soulevé une vive inquiétude au sein des branches d’Al Qaïda mère, parmi elles Aqmi. Aujourd’hui, Droukdel craint le même sort que celui qui a été réservé à Ben Laden. 

La déroute de Droukdel a commencé avec la neutralisation de Sofiane Fassila

Plus d’une vingtaine de chefs de phalange et de section, notamment en Kabylie, appartenant à Aqmi ont été anéantis en deux ans de lutte sans relâche des services de sécurité algériens.

La plus importante de ces pertes reste incontestablement celle de deux émirs, Sofiane Fassila, abattu à Tizi Ouzou et de l’émir de la phalange Al Ansar, connu sous le pseudonyme de Selmane et dont le vrai nom était Abbas Boubekeur. Deux importantes pertes pour Droukdel.

C’était le départ d’une déroute sans arrêt pour l’organisation terroriste Aqmi. Pis, l’un des fondateurs du GSPC, Ahmed Zarabib, a trouvé la mort le 17 janvier 2006 au cours de violents affrontements avec les forces de l’ANP dans la région de Toudja.

Dans une vidéo diffusée le 11 septembre 2006, le numéro 2 d’Al Qaïda, Ayman Al Zawahiri, annonce que le GSPC a fait allégeance à Al Qaïda et devient AQMI.

Il renouvelle la déclaration d’Oussama Ben Laden faisant du GSPC « le bras armé d’Al Qaïda pour frapper en France ». Le mouvement a désormais pour mission de montrer son « efficacité » sur le territoire algérien et au Sahel, tout en fédérant les organisations salafistes de l’Afrique du Nord.

Promu émir, Abdelmalek Droudkel se fait appeler Abou Mossaâb Abdelwadoud, surnom du jordanien El Zarqaoui tué près de Bakouba en juin 2006, et la guerre islamiste en Irak devient sa référence. AQMI se met à recruter des jeunes prêts à donner leur vie pour le djihad en conduisant des camions-citernes et des voitures bourrés de TNT, en portant une ceinture d’explosifs et en se faisant sauter au milieu de la foule.

Depuis la mi-octobre 2006, le GSPC, qui souhaitait établir une base arrière au nord du Mali, région de Kidal, s’est trouvé face à l’opposition des Touaregs de l’Alliance démocratique. Le 25 janvier 2007, le GSPC change de nom et devient Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Ce changement aurait obtenu l’approbation d’Oussama Ben Laden.

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