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Monde

Le règlement de la crise syrienne menacé par Israël et l’Arabie saoudite

Le règlement de la crise syrienne menacé par Israël et l’Arabie saoudite

Selon Israël Shamir, journaliste russo-israélien, il est probable que certaines puissances n’acceptent pas les déclarations du ministère russe de la Défense selon lesquelles la guerre en Syrie « est de facto arrêtée ».

Certaines forces extérieures, comme Israël et l’Arabie saoudite, pourraient « directement intervenir » dans le conflit syrien, estime Israël Shamir, journaliste et expert du Proche-Orient contacté par Sputnik. « Il existe un danger que les forces extérieures n’acceptent pas la résolution du conflit syrien.

Ces forces sont l’Arabie saoudite et Israël », a indiqué l’interlocuteur de l’agence. Ainsi, les récentes déclarations du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, selon lesquelles la crise syrienne est « de facto terminée » pourraient s’avérer « un peu trop optimistes », estime le journaliste.

Selon lui, la Syrie, qui était autrefois un État puissant, a actuellement « sombré dans le chaos ». Ainsi, l’Arabie saoudite et Israël redoutent que cela ne serve d’avantage Téhéran. « C’est pourquoi ce conflit, considéré jusqu’à présent comme une guerre par procuration, risque d’être remplacé par une intervention directe d’Israël et de l’Arabie saoudite », souligne M. Shamir.

« La guerre civile qui ravage la Syrie depuis le printemps 2011 est de fait arrêtée », jugeait le chef du Commandement opérationnel principal de l’État-major russe en juin dernier.

La guerre civile en Syrie est de facto arrêtée, avait déclaré vendredi le chef du Commandement opérationnel principal de l’État-major russe Sergueï Roudskoï. « La situation s’est radicalement améliorée après la signature le 4 mai 2017, à Astana, du mémorandum portant sur la création de zones de désescalade en République arabe syrienne.

La guerre civile en Syrie est de facto arrêtée. En outre, l’entrée en vigueur du mémorandum a permis de lancer les travaux de réparation des villes démolies par la guerre et non occupées par des organisations terroristes », a-t-il déclaré.

M. Roudskoï a pointé que les civils retournaient dans les villes libérées, les infrastructures endommagées, notamment les réseaux de transports et l’alimentation des agglomérations en eau et en électricité, étaient progressivement rétablies.

Mi-mars, des délégations du gouvernement de Damas, de l’opposition syrienne et des pays médiateurs, à savoir la Russie, l’Iran et la Turquie, se sont encore réunies à Astana pour tenter de trouver une solution à la guerre qui a fait plus de 320 000 morts depuis 2011.

Les participants aux discussions ont réussi à dresser une carte unique précisant le déploiement de combattants extrémistes en Syrie, notamment les positions des djihadistes de Daech. Les négociations ont également porté sur la mise en place de la commission constitutionnelle et d’un groupe de travail pour l’échange de prisonniers de guerre.

Les succès des rencontres d’Astana ont permis d’établir un cessez-le-feu avec tous ceux qui ont accepté de rejoindre l’accord de trêve, ils ont ouvert la voie à la relance des pourparlers de Genève entre le gouvernement syrien et l’opposition. De l’aveu de Staffan de Mistura, envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie, le rôle d’Astana a été réellement positif et même crucial, ce qui laisse entrevoir des possibilités d’une paix durable. 

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