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Nationale

«Le recours aux armes n’est pas exclu»

«Le recours aux armes n’est pas exclu»

pour le recouvrement de son indépendance nationale, le peuple sahraoui semble recourir à « l’ultime » solution : le reprise des armes. En effet, face à l’intransigeance du Maroc et la fuite en avant de la communauté internationale, de l’ONU et de son Conseil de sécurité appelés à maintes reprises à « assumer leurs responsabilités », les Sahraouis ne comptent pas ainsi rester les bras croisés. En tout cas, le ministre sahraoui de la Défense, Mohamed Lamin Buhali, a été clair à ce propos.

Il a indiqué hier lors de l’ouverture du Festival international de la culture sahraouie a l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de l’unité nationale du peuple sahraoui, organisé dans les camps de refugiés sahraouis à Boudjdour, que le peuple sahraoui est prêt à recouvrer son indépendance et sa dignité par les armes si le Maroc continue à ignorer leurs droits et leurs revendications. Ce n’est pas la première fois que la question de la reprise des armes est évoquée par les responsables sahraouis.

Dernièrement, dans un entretien accordé au magazine El Djazair.com, le président de la RASD Mohamed Abdelaziz, avait été affirmatif : « Le recours aux armes n’est pas exclu. Il pourrait survenir à tout moment. Nous sommes disposés à arracher notre indépendance, quoique nous privilégions les voies pacifiques. Le peuple sahraoui dans toutes ses franges est déçu.

Chose légitime, sachant que l’ONU n’arrive toujours pas à honorer ses engagements puisque le referendum d’autodétermination nous a été promis en 1991 », avait, en effet, souligné le président sahraoui. « Vingt-trois ans après, on n’a rien vu venir. Bien au contraire.

Tout porte à croire que le referendum d’autodétermination est en train de s’éloigner davantage », avait-il ajouté, estimant que la reprise des armes soit un droit légitime du peuple sahraoui. Un droit reconnu depuis 1972 par l’Assemblée générale de l’ONU, d’une part. D’autre part, avait-t-il ajouté dans le même entretien, les Sahraouis ont une longue expérience de guerriers. La bravoure des combattants sahraouis a été tout temps démontrée.

« Pendant notre guerre de Libération menée contre les forces d’occupation marocaines, ces dernières à leur tête Hassan II, alors roi du Maroc, avaient reconnu l’impossibilité de vaincre les troupes de l’Armée de Libération du peuple sahraoui (ALPS) », avait-t-il affirmé à propos. Ce qui explique assurément les dernières manœuvres militaires effectuées ces derniers temps par les troupes de l’armée sahraouie dans les territoires libérés. En mars dernier, l’armée sahraouie avait entamé des manœuvres militaires dans les territoires libérés de Tifariti (Nord du Sahara-Occidental) un rendez-vous traditionnel qui a mis les forces d’occupation marocaines dans un état d’alerte. 

Il s’agit de « manœuvres routinières », avaient déclaré des responsables politiques et militaires sahraouis lors du lancement des exercices, précisant qu’elles sont « porteuses de messages à l’adresse de l’ONU, de l’opinion internationale et de l’ennemi ». Ces manœuvres interviennent dans le cadre des préparations de l’Armée de Libération sahraouie pour faire face à toute éventualité. 

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