Le RCD à l’heure de la remise en question : La restructuration s’amorce
Le faible score enregistré par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) lors des dernières élections législatives a conduit le parti à engager une réorganisation de ses structures dans son bastion historique de Tizi Ouzou. C’est dans ce sens que, par une décision rendue publique mardi, le président du parti, Atmane Maâzouz, a confié la direction du bureau régional à Hakim Tchatchi, dit « Madjid ».
Elu député, ce dernier succède au responsable sortant, qui n’a pas réussi à décrocher un siège lors du dernier scrutin. Son installation officielle est programmée pour le 11 juillet, à l’occasion du Conseil régional qui se tiendra au siège local du parti.
Bien que le communiqué officiel ne fasse pas état des motivations de cette nomination, ce changement, intervenant au lendemain des élections législatives, suscite de nombreuses interrogations.
Le RCD, à l’instar d’autres formations politiques, traverse une crise de représentativité inédite à Tizi Ouzou. Il en est de même pour le Front des forces socialistes (FFS). La différence réside toutefois dans le fait qu’au FFS, les militants réclament des changements au sein même de la direction nationale, tandis qu’au RCD, la réorganisation décidée concerne, pour l’heure, l’instance régionale.
Dans ce nouveau contexte, le renouvellement de l’exécutif régional du RCD apparaît comme une réaction immédiate à la perte d’influence du parti dans son bastion historique. Cette transition soulève désormais la question de l’avenir du RCD à Tizi Ouzou. La mission de Hakim Tchatchi s’annonce, à cet égard, particulièrement délicate. Si les défis sont nombreux, les chances de redressement ne sont pas pour autant à exclure.