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Nationale

Le rassemblement de l’Intersyndicale empêché

Le rassemblement de l’Intersyndicale empêché

Le rassemblement national auquel a appelé hier l’Intersyndicale de la fonction publique a été réprimé par les éléments de la police.

Un important dispositif de police a été déployé pour empêcher les syndicalistes venus de plusieurs régions du pays d’atteindre le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) pour y tenir un rassemblement pacifique.

Au moment où les députés étaient en train d’adopter le projet de loi sur les retraites, les syndicalistes, hostiles à cette décision, ont fait face à une intervention musclée de la part des brigades antiémeute de la Sûreté nationale. Les forces de l’ordre ont en effet sommé ces derniers de se disperser et de quitter les lieux, en vain.

Les travailleurs des différents secteurs de la fonction publique, qui ont fait la sourde oreille à la demande des éléments de la police, ont scandé des slogans hostiles aux pouvoirs publics dont « Monsieur le Premier ministre, 60 ans, c’est impossible », « Ne prenez pas de décisions contre le peuple ».

Les forces de l’ordre sont alors intervenues et ont malmené les contestataires. « Ils ont interpellé une quarantaine de protestataires », a affirmé le chargé de communication de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF).

« Les policiers ont usé de la force. Ils ont frappé et malmené les protestataires alors qu’ils observaient un rassemblement pacifique, c’est intolérable », juge la même source, qui ajoute que « notre mouvement de grève se poursuivra aujourd’hui et demain, et l’Intersyndicale se réunira prochainement pour entreprendre des actions plus radicales ».

Le secrétaire général du SNAPEST, Meziane Meriane, a indiqué, pour sa part, que « les forces de sécurité se sont livrées depuis 7 h à des arrestations totalement arbitraires, d’autant plus que les individus venus des autres wilayas sont automatiquement interpellés dans la rue ou dans les stations de bus sans motif apparent ».

Le syndicaliste a insisté sur le fait que le droit aux actions de protestation pacifiques est non seulement garanti par la loi mais consacré par la Constitution. Il s’interroge sur le fait que « le gouvernement s’obstine à user de violence au lieu de dialoguer avec les syndicats ».

Il convient de souligner que plusieurs parlementaires de l’opposition ont rejoint la Grande-Poste où étaient encerclés de nombreux syndicalistes venus se faire entendre. A noter qu’un dispositif policier impressionnant a été déployé hier matin à la place du 1er-Mai, à la Grande-Poste ainsi qu’aux principaux accès de la capitale pour empêcher l’arrivée des protestataires.

Pour rappel, les auteurs du projet de loi sur la retraite avancent, entre autres arguments, la situation financière de la Caisse nationale des retraites (CNR) et l’augmentation de l’espérance de vie des algériens à 77 ans. Selon les responsables du ministère du Travail et de l’Emploi, la caisse n’est plus en mesure de financer des départs à la retraite avant l’âge de 60 ans, sauf pour les métiers classés « pénibles ».

Pour eux, la réforme du régime de retraite est inéluctable pour assurer la rémunération des pensionnaires de la CNR. Les syndicats autonomes de la fonction publique, pour leur part, ne sont pas près de faire marche arrière et maintiennent aussi la pression pour faire avorter ce projet de loi.

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