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Le Quai d’Orsay: L’Algérie est une partie de la solution au Mali

Le Quai d’Orsay: L’Algérie est une partie de la solution au Mali
Lamamra avec son homologue malien Abdoulaye Diop

Les relations entre l’Algérie et la France, ainsi que que la situation au Mali qui coïncide avec le retrait définitif des militaires français et occidentaux, ont été au centre de l’intervention de la porte parole du Quai d’Orsay.

Le ministère français des Affaires étrangères a dit que l’Algérie est une partie de la solution au Mali, soutenant que les accords d’Alger [signés en 2015] sont un des piliers essentiels de la sécurité et de la stabilité du Mali.

S’exprimant au micro de la chaîne TV5MONDE, la porte-parole du Quai d’Orsay, Anne-Claire Legendre a souligné que la relation entre la France et l’Algérie est “extrêmement solide”. “C’est un partenariat qui est pour nous essentiel”, a-t-elle soutenu.

“C’est [Algérie] une partie de la solution à la crise dans ce pays du Sahel”, a indiqué la responsable française. “L’Algérie a été à l’origine des accords d’Alger, qui sont un des piliers essentiels de la sécurité et de la stabilité du Mali”, a-t-elle insisté.

L’Accord d’Alger signé en 2015 pour la réconciliation entre le Nord a majorité touarègue et le gouvernement central de Bamako bute à ce jour sur l’application du processus DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) le point nodal de l’accord.

La France et ses partenaires européens et le Canada ont annoncé ce jeudi un « retrait coordonné » de leurs forces militaires déployées au Mali, en raison de la détérioration des relations avec le pouvoir en place à Bamako.

Dans une déclaration conjointe, la France et ses alliés ont estimé que « les conditions politiques, opérationnelles et juridiques n’étaient plus réunies ». De ce fait, les pays ont décidé d’un « retrait coordonné » du Mali. Avec l’embargo décrété par les pays voisins de la Cédéao, Alger est devenu pratiquement la seule carte de médiation dans cette région, notamment depuis l’appel de l’Union africaine.

Anne-Claire Legendre a nié qu’il y ait une quelconque «colère» de la France a l’égard de l’Algérie car cette dernière serait «tournée vers la Russie». «Quelle colère? Il n’y a aucune colère de Paris vis-à-vis d’Alger, il y a un retour des vols avec l’Algérie», a-t-elle répondu, sachant que l’Algérie avait interdit aux avions militaires français le survol de son territoire.
Pour rappel, les avions militaires français ont été désormais autorisé à partir de ce jeudi 17 février à survoler le territoire algérien pour la première fois depuis octobre 2021, a fait savoir l’état-major des armées françaises.

“La demande est passée par l’ambassade de France, comme à chaque fois qu’un avion militaire survole un territoire étranger”, a expliqué la même source sans préciser ce que transportait l’Airbus A330 MRTT.

Selon des sources concordantes, il s’agit d’un avion de ravitaillement qui a décollé de Marseille vers Niamey au Niger qui a été escorté par trois avions de chasse français de type Mirage.

“Les autorités algériennes nous avaient prévenus que c’était possible”, a ajouté l’état-major, laissant supposer que d’autres survols devraient être de la même façon acceptés à l’avenir.

En octobre, l’Algérie avait interdit de facto le survol de son territoire aux avions militaires français, au moment même où elle demandait le “rappel immédiat” de son ambassadeur à Paris.

Les deux pays s’emploient depuis à renouer leur relation. Jeudi, le chef d’état-major français, Thierry Burkhard, a indiqué s’être entretenu avec son homologue algérien, le général Saïd Chanegriha.

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