-- -- -- / -- -- --


Nationale

Le PT recadre le MAK : Une fiction toxique

Le PT recadre le MAK : Une fiction toxique
Ramdane Youssef Tazibt.

Ramdane Youssef Tazibt, ancien député et cadre militant du Parti des travailleurs (PT), a mis en garde contre la démarche du mouvement terroriste MAK, qui s’apprête depuis son exil parisien, le 14 décembre prochain, à proclamer une prétendue « indépendance », en inventant une entité politique inexistante et totalement déconnectée de la réalité historique et humaine du pays.

Dans une longue tribune, publiée ce lundi sur ses réseaux sociaux, le militant du PT affirme rejeter toute initiative allant dans ce sens et insiste sur « l’unité du peuple algérien ». D’emblée, il tient vivement à affirmer qu’en tant que Ramdane Youssef Tazibt, « Algérien de Kabylie » et « militant de tamazight », il n’a « mandaté aucune personne » pour parler en son nom au sujet d’une « prétendue indépendance », une position qu’il assure partager avec « des millions de Kabyles ».

Il rappelle, au demeurant, que l’Algérie « a été arrachée du joug colonial grâce à un combat unitaire du peuple algérien, indépendamment de la langue », dans différentes régions du pays. Le militant du PT met l’accent sur la continuité du mouvement national indépendantiste au XXe siècle qui, selon ses propres termes, a « repris le flambeau » en créant l’Etoile Nord-Africaine en 1925/1926, « avec naturellement des berbérophones et des arabophones ». Il évoque « des hauts et des bas, des erreurs et parfois des errements » par la suite, mais insiste, notamment, sur « une détermination inébranlable et un attachement viscéral à l’unité du peuple » face aux tentatives « coloniales de division du peuple ».

Revenant notamment sur la guerre de libération nationale, il rappelle que « le sang des 1,5 million de martyrs, comme auparavant les 45 000 Algériens massacrés en mai 1945 […], étaient arabophones et berbérophones ». M. Tazibt considère, en ce sens, que « plus que jamais » l’Algérie a besoin « d’unité dans la diversité linguistique et culturelle », dans un contexte international marqué par des « basculements historiques ».

Tazibt consacre, ensuite, une large partie de son texte au MAK, qu’il qualifie, frontalement, de mouvement « séparatiste » et « raciste », appelant « ouvertement à la dislocation de la nation ». Il souligne qu’en 2019, lors du Hirak, les tentatives de ses militants de constituer des « carrés » dans les marches populaires ont « essuyé un retentissant échec ». Il écrit que « les Kabyles les ont pourchassés pacifiquement, notamment à Tizi Ouzou et Béjaïa », ajoutant que ses partisans « n’ont plus jamais remis les pieds dans les marches du vendredi ».

Dans le même registre, M. Tazibt a déclaré que le MAK est, à l’heure actuelle, « isolé, marginalisé » et installé principalement à l’extérieur du pays, où il bénéficie de « parapluies de puissances occidentales (UE/Etats-Unis) ». Il rappelle, de surcroît, que le président du mouvement, Ferhat Mehenni, a « rendu visite à l’entité sioniste » et a marché à Paris « avec des drapeaux sionistes », alors même que « la planète entière manifeste son soutien à la Palestine victime d’un génocide ». Le militant du PT déclare que la présence de « diplomates de l’entité émiratie », avec lesquels Ferhat Mehenni est apparu au siège de l’ONU, n’est pas fortuite, ce dernier « cherchant à tout prix des appuis, des financements ».

Il revient, par ailleurs, sur les incendies meurtriers de 2021 en Kabylie, déclarant que « des partisans du MAK ont tenté d’empêcher la marée humaine » venue de tout le pays pour porter secours aux sinistrés. Il écrit que, face à cette solidarité, « ses partisans ont rasé les murs en Kabylie, même où la population meurtrie a apprécié, à sa juste valeur, ces processions humaines interminables, qui arrivaient sans cesse […], car ayant senti un possible coup fourré des séparatistes… ». M. Tazibt est d’avis qu’en dépit de sa faible base militante, le MAK constitue « un formidable outil susceptible d’être utilisé par toutes les puissances impérialistes et leurs valets » dans une logique de pression ou pour nuire à « la souveraineté », « l’intégrité » et « l’unité » du pays.

Sur un ton péremptoire, il affirme que sur le plan national, cette situation exige l’apaisement, l’unité et la liberté dans tous les domaines.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email