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Nationale

Le PT répond au PE: Non à l’ingérence

Le PT répond au PE: Non à l’ingérence

Le Parti des travailleurs (PT) ne cédera pas à la manœuvre du Parlement européen (PE) qui vise à détourner l’attention des enjeux essentiels du pays. Ce dernier instrumentalise la question de la défense des droits de l’homme pour s’attaquer à l’Algérie.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune, lors d’une conférence de presse tenue au siège du PT, précisant que toute instrumentalisation des droits de l’homme est un crime. «En voyant ladite résolution, la défense des droits de l’homme du PE est sélective et non une position sincère ; l’instrumentalisation des droits de l’homme est un crime. Rien ne pourra détourner notre attention de l’enjeu central, à savoir le sauvetage du peuple algérien de la déchéance et des bases matérielles de la nation pour tout projet d’avenir», a-t-elle déclaré. «Nous ne sommes pas surpris de la position du Parlement européen car ce n’est pas la première fois que ce Parlement instrumentalise la question des atteintes aux droits de l’homme pour déverser son fiel en évoquant de pseudo-problèmes ethniques. Le peuple algérien est uni et amazigh d’origine ».

Le SG du parti estime que le Parlement européen est aux abonnés absents quand il est question des peuples opprimés de par le monde ou encore du fléau transnational de migration. «Nous n’avons pas entendu la position du PE sur la manière barbare utilisée dans l’évacuation d’un camp de migrants en France. Une affaire qui a pourtant provoqué une polémique et suscité un émoi général. Quelle est sa position concernant la régression effrayante que vit l’Europe puisqu’il prétend représenter les peuples de ce continent, ou encore qu’a-t-il entrepris pour les migrants traités comme des esclaves ?», s’est-elle interrogée. Par ailleurs, Louisa Hanoune estime que le choix du timing pour émettre la résolution en question n’est pas fortuit. Cela coïncide, selon elle, avec «le desserrement de l’étau» constaté dans le traitement du dossier des détenus politiques et d’opinion. «L’ingérence du PE dans les affaires internes du pays ne fait qu’envenimer davantage les rapports entre le peuple et son pouvoir, et sape toute démarche d’apaisement. C’est pour cette raison que nous avons assisté à un durcissement de ton de part et d’autre», a-t-elle expliqué, soulignant que «la remise en liberté des détenus d‘opinion est une revendication algérienne».

Ce même Parlement, poursuit la trotskiste, ne s’est jamais exprimé sur «l’injustice et l’iniquité» de l’accord d’association liant l’Algérie aux pays du Vieux Continent, lequel visait, à travers ses clauses, à «s’ingérer dans nos affaires et à démanteler l’économie nationale». Louisa Hanoune a également exprimé «son inquiétude quant à la précarité politique et sociale que vit le pays», aggravée à ses yeux par l’absence du président Tebboune, en Allemagne pour des soins médicaux depuis plus d’un mois. Elle considère que «son absence pourrait mener à l’irrémédiable». «Personne ne peut nier que l’impasse politique est totale dans notre pays. Cela pourrait lui être fatal et les répercussions de cette situation de congestion n’ont jamais été constatées depuis l’été 1962», a fait observer la SG du parti. Critiquant la décision d’un retour à certaines mesures de confinement imposées par la recrudescence de la pandémie de la Covid-19, la patronne du PT a estimé que cela va attiser le bouillonnement du front social, notamment les catégories directement touchées par lesdites restrictions. Selon elle, la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement se résume «au seul confinement et à la politique de fuite en avant». Ce qui atteste, selon elle, «son incapacité de prospective et d’anticipation». Concernant sa formation politique, Louisa Hanoune s’est démarquée ouvertement du groupe

parlementaire siégeant à l’APN, qui prétend représenter et se prononcer au nom du PT. L’intervenante a tenu à éclairer que ces députés approuvent tout, y compris la loi de finances 2021 ayant été, estime-t-elle, remise dans des CD empêchant la possibilité de procéder à une comparaison entre ladite loi et celle précédente. Elle comprend, a-t-elle ajouté, une baisse du budget d’équipement alors que le gouvernement s’est engagé à éradiquer les zones enclavées recensées dans toutes les contrées du pays.

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