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Nationale

Le projet GK3 a coûté plus de 4 300 milliards de centimes !

Le projet GK3 a coûté plus de 4 300 milliards de centimes !

Le 17e jour du procès des mis en cause accusés de malversation dans l’affaire Sonatrach 1, à leur tête l’ex-premier responsable du géant pétrolier, était riche en déclarations par rapport aux journées précédentes durant lesquelles les témoins qui se sont succédé à la barre ont tout fait pour disculper les leurs.

Le témoignage le plus marquant était celui du vice-président chargé des activités, en l’occurrence Feghouli Abdelhafid, qui a d’emblée affirmé au juge en charge du dossier que « c’est l’ex-PDG de la Sonatrach, Mohamed Meziane, qui lui a proposé de soumissionner avec le groupe allemand Contel Fun Werc et ce, dans le but de collaborer avec lui dans le cadre de la protection par télésurveillance ».

Le témoin a indiqué que « Mohamed Meziane lui a envoyé une carte de visite portant le nom et les numéros de téléphone du directeur d’administration de Contel, à savoir Al Ismail Djaffer Réda ».

Dans le même ordre d’idées, l’intéressé a souligné qu’il « n’a jamais demandé à Mohamed Meziane d’intervenir ou de lui porter aide et assistance dans le cadre dudit projet ».

L’intervenant ira plus loin dans ses dires en clamant haut et fort à l’attention du président : « C’est Mohamed Meziane qui a fait le premier pas avec la société française L.B.S implantée dans la wilaya d’Oran. Il nous a donné des directives pour que cette société décroche le projet ! ».

Dans le même volet, le témoin a souligné que « La consultation limitée a pris les mêmes procédures relatives à l’appel d’offres ouvert ». Il a fait savoir que « le cahier des charges a été défini par le maître d’ouvrage et la commission technique a répondu favorablement ; quatre sociétés étrangères se sont présentées avec des offres techniques et financières mais Mohamed Meziane a opté pour Contel Fun Werc ».

Feghouli a ajouté que « Stap a réussi à décrocher le marché mais faute de temps et dans le cadre de l’urgence, les responsables de la Sonatrach ont opté pour Al Ismail Djaffer Réda qui a exigé des prix exorbitants, c’est-à-dire trois fois plus que le prix proposé par les autres sociétés ».

Le témoin a par ailleurs affirmé que « plusieurs cadres et fonctionnaires de la Sonatrach ont pris part à l’élaboration du projet de protection par télésurveillance, dont l’ex-PDG Mohamed Meziane et son adjoint Belkacem Boumediene ».

Il a en outre précisé que « le partage des parts concernant les infrastructures pétrolières a été décidé à l’unanimité par la commission technique se référant à la directive adressée par l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil ! ». Le témoin a déclaré que « La commission technique relève de la direction de la Production de la Sonatrach ».

En ce qui concerne la direction des parts, l’orateur a dit que « cette dernière a conclu un seul contrat, qui a été d’ailleurs considéré au départ comme un appel d’offres national qui a été annulé avant son traitement par le conseil exécutif. Suite à quoi, il a été décidé la consultation limitée. Cette dernière a été approuvée par les membres du conseil exécutif ».

Le concerné a par ailleurs souligné que la situation des unités aval diffère de celle des unités d’activités pour la simple raison que « ces dernières étaient localisées dans des zones industrielles des grandes villes et bien surveillées, tandis que celles des unités d’activités, elles, se situent dans des petites villes et encouraient un danger permanent ». Il a également estimé que « les unités aval n’avaient pas la qualité d’urgence ».

Le témoin a conclu enfin que « la directive R15 408, qui stipule que l’offre de moins disant, a été annulée en 2007 avant même de se référer à la consultation limitée ».

De son côté, Mme Boughanem Nour El Houda, la directrice centrale de l’audit, a pointé un doigt accusateur sur l’ex-premier responsable de la Sonatrach, Mohamed Meziane, en déclarant au président du tribunal criminel qu’elle a établi un rapport détaillé sur les 184 contrats de gré à gré conclus durant la période allant de 2001 à 2010, mais malheureusement ce derniers est resté sans aucune suite, tout en précisant qu’elle ignorait et ignore toujours si la police judiciaire, alors chargée d’enquêter, a été saisie ou pas sur les marchés frauduleux ».

Elle a par ailleurs affirmé qu’en dépit des prérogatives qu’il avait, l’ex-PDG de la Sonatrach ne lui a jamais demandé de réaliser un audit concernant GK3 et la rénovation du siège de la société sis à Ghermoul en plein cœur de la capitale. »

La responsable en question a indiqué que « le projet de la télésurveillance a coûté plus de 1100 milliards de centimes alors que celui du GK3 plus de 4 300 milliards de centimes ». Elle a enfin déclaré que « Mohamed Meziane lui a donné des directives pour ne pas trop s’étaler dans l’audit, car il peut se répercuter négativement sur les deux projets ». 

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