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Le Professeur Lamara : «La tutelle doit imposer une organisation»

Le Professeur Lamara : «La tutelle doit imposer une organisation»

Le professeur Lamara Mahamed Amer, chef de service de médecine interne au CPMC, a plaidé pour plus de disponibilité de la part des médecins dans hôpitaux. 

Il a interpellé la tutelle pour qu’une organisation soit imposée afin de prendre en charge le nombre important de patients. Le professeur Lamara a souligné, hier, en marge de la cérémonie de clôture du 1er film médical pédagogique, la nécessité de mettre en place une bonne organisation des horaires de travail des médecins au sein des hôpitaux. « Pour que ces médecins soient disponibles et reçoivent un nombre important de patients, notamment les cancéreux, il faut mettre en place deux équipes de travail le matin et l’après-midi.

C’est ainsi que nous pourrons répondre à la demande de nos malades », a indiqué notre interlocuteur. Le Pr Lamara a exprimé son mécontentement quant aux rendez-vous pour les cancéreux qui dépassent le semestre dans certains cas, appelant les institutions de l’Etat à prendre des dispositions pour en réduire au maximum la durée. « La prise en charge des cancéreux est très lourde.

Elle nécessite de l’intention, des moyens et surtout de la disponibilité de la part des médecins », a-t-il estimé, en appelant les pouvoirs publics à se pencher sur ce problème, en mettant en place une bonne organisation qui permettra de prendre en charge les malades et à n’importe quel moment.

Par ailleurs et concernant le 1er Festival du film médical, le Dr Lehtihet, maître assistante en toxicologie à l’EHS Aït Idir et membre du laboratoire de biogénotoxicologie et de santé du travail, s’est félicitée de la réussite de l’évènement qui avait pour objectif principal de réunir le monde médical. »

D’éminents professeurs ont pris part à l’évènement. Au bout de trois jours nous avons pu avoir beaucoup de répondants et de présents. Nous sommes contents de l’intérêt accordé par beaucoup de gens à ce festival », a souligné le Dr Lehtihet.

Et d’ajouter :» nous avons traité en long et en large beaucoup de sujets intéressants, tels que l’autisme et le problème des tailleurs de pierres en Kabylie ». Bien qu’ils n’aient rien à voir avec le montage et le scénario, les participants et auteurs de films pédagogiques ont pu, selon notre interlocutrice, présenter des films de très grandes qualités techniques. « Nous avons atteint notre objectif principal qui est de débattre de nouveaux sujets chez nous tels que la gériatrie, de faire connaître des nouveautés et d’innover dans le monde médical », a-t-elle estimé. 

Pour une meilleure prise en charge de l’autisme

Les participants au 1er Festival du film médical pédagogique ont appelé à l’élargissement de centres d’accueil pour enfants autistes. Le docteur Asma Oussedik, pédopsychiatre à l’hôpital de Chéraga, a relevé une hausse de l’autisme dans la société algérienne ces dernières années, avec une moyenne d’un cas recensé pour 150 habitants, plaidant pour l’élargissement de centres d’accueil. La spécialiste a présenté un film médical pédagogique qui retrace et décrypte les parcours douloureux des enfants autistes et de leurs parents, confrontés à des problèmes dans leur environnement. 

Revenant à la prise en charge médicale, le Dr Oussedik a déploré l’existence de 5 centres seulement à l’échelle nationale, dont deux à Alger (Chéraga et Drid-Hocine), souhaitant l’appui à la formation en matière de diagnostic de cette maladie. Le Pr Jean-Michel Korach de France a présenté un film sur les premiers secours à prodiguer pour prémunir le patient contre le risque d’arrêt cardiaque ou de mort subite, des pratiques que même le citoyen peut, selon lui, effectuer en attendant l’arrivée des secours.

La médecine du travail des industries électriques et gazières remporte le 3e prix

Le troisième prix du festival a été attribué à la société de médecine du travail des industries électriques et gazières, une filière du groupe Sonelgaz. Nous avons participé à ce festival et nous avons été primés sur 19 films algériens et quelques films français. Le but aspiré à travers le court métrage que nous avons réalisé est de montrer qu’il y avait une organisation spécifique de la médecine du travail au sein du groupe Sonelgaz et de démontrer sa valeur ajoutée et ses avantages dans le cadre de son travail », a indiqué le Dr Chertouh, DG de la société de médecine du travail au groupe Sonelgaz. « Nous avons commencé à réaliser le film en 2014.

Il a été évalué par le jury français à Amiens en mai 2015. Notre équipe pluridisciplinaire s’est mise à travailler autour de ce projet. Nous avons réalisé nous-mêmes le travail et avec nos propres moyens », a-t-il ajouté. 

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