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Nationale

Le procès opposant l’avocat Amara au bâtonnier Silini renvoyé

Le procès opposant l’avocat Amara au bâtonnier Silini renvoyé

Le procès en appel opposant l’actuel bâtonnier du barreau d’Alger, Abdelmadjid Silini, à l’avocat Amara Mohsene, qui devait se dérouler avant-hier à la cour d’Alger, a été renvoyé au 19 novembre prochain.

L’avocat, poursuivi en matière pénale, a sollicité de la présidente en charge du dossier, en l’occurrence Meriem Derrar Djebbari, un délai pour constituer un avocat car ceux qui exercent sous l’autorité de la cour d’Alger et même ceux des autres barreaux refusent de le défendre devant les instances judiciaires de la capitale.

Dans le même contexte, le mis en cause a déclaré en pleine audience avoir « fait appel à l’Union des avocats arabes pour qu’ils lui désignent un avocat qui plaiderait en sa faveur ».

Il a par ailleurs indiqué à la présidente que « le bâtonnier n’ouvre pas droit à constituer un avocat pour le représenter devant les instances judiciaires.

Il doit personnellement assister à l’audience pour donner sa version des faits ».Pour rappel, la présidente du tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, Fatiha Bouhalouane, avait condamnée, le 9 juin 2014, Me Amara Mohsene à 6 mois de prison avec sursis. Le verdict avait été prononcé en l’absence des deux parties, le plaignant et le mis en cause.

Le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed avait requis, lors des débats qui se sont déroulés le 26 mai 2014, 6 mois de prison ferme contre l’avocat en question.

Ce dernier avait été écroué, sur une ordonnance judiciaire émanant du juge d’instruction de la 2e chambre du tribunal près la même juridiction, à la prison de Bab Edjedid (Serkadji), et ce durant quelques jours.

Le mis en cause avait été traduit en justice par l’actuel bâtonnier de la région d’Alger, en l’occurrence Me Abdelmadjid Silini – celui-ci a décroché un 5e mandat consécutif lors du renouvellement des membres du Conseil de l’ordre des avocats du barreau d’Alger – pour, notamment, injures et menaces.

Dans sa plainte, Me Abdelmadjid Silini avait affirmé avoir fait « l’objet de graves menaces au sein même de son bureau par son antagoniste qui l’a traité de tous les noms ».

Le plaignant avait par ailleurs indiqué, lors de l’instruction judiciaire, que « le mis en cause lui avait déclaré qu’il s’opposerait à son élection une autre fois à la tête du barreau d’Alger, allant jusqu’à le menacer de mort en cas de réussite ».

Me Amara Mohsene avait déposé, rappelons-le, en été 2014, une requête devant le tribunal administratif d’Alger, demandant l’annulation pure et simple de l’assemblée générale des avocats du barreau d’Alger, laquelle s’était transformée en une arène de combat, et ce pour non-respect du règlement intérieur régissant la profession de l’avocat.

Me Mohsene avait estimé que le bâtonnier de la région d’Alger n’avait respecté aucune forme prévue dans la loi relative à l’organisation de la profession de l’avocat car l’ordre du jour de l’assemblée générale devait être communiqué 15 jours à l’avance aux avocats puis être approuvé par les 31 membres du Conseil de l’ordre des avocats du barreau.

Toujours selon lui, les membres du Conseil n’ont été informés du contenu de l’assemblée que la veille de sa tenue, d’où un complot bel et bien maquillé par l’entourage de son antagoniste : « Ils ont témoigné contre moi car ils ont peur de lui. Ils ont déclaré que je l’avais injurié et menacé alors qu’ils n’étaient pas présents au moment des faits. »

Me Mohsene avait déposé une plainte contre le jeune avocat qui l’a violenté : « Je me réserve le droit de le poursuivre devant le conseil disciplinaire du bâtonnat et si aucune décision ne venait à être prise à son encontre suite à son comportement irresponsable et agressif, je serais obligé de l’ester en justice ».

Il disait détenir des preuves matérielles tangibles quant à l’agression dont il a fait l’objet et se disait également avoir été témoin dans une agression similaire dont a été victime un autre confrère de la profession par le même avocat. Ce dernier avait été amené, a ajouté Me Mohsene, devant le conseil disciplinaire du barreau d’Alger.

Me Mohsene avait, en outre, affirmé que son épouse, qui fait partie du barreau d’Alger depuis plus de 23 ans, compte de son côté introduire une plainte devant notamment le parquet de la République du tribunal d’Alger pour « agression verbale » contre certains avocats qui l’avaient sommée de quitter la salle des conférences lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger.

En outre, un incident s’est produit entre Me Amara Mohsene et Kamel Alleug ce jour-là, et les choses auraient pris une autre tournure si ce n’était l’intervention de certains avocats qui ont réussi à calmer les esprits.

Le mis en cause a nié, au cours de son audition, les faits qui lui ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire, arguant qu’il fait l’objet « d’un coup monté de toutes pièces par l’actuel bâtonnier et ses proches collaborateurs ».

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