-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le procès en appel d’Ouyahia et Sellal s’ouvrira mercredi

Le procès en appel d’Ouyahia et Sellal s’ouvrira mercredi

Le procès en appel des ex-dirigeants politiques et hommes d’affaires, à leur tête Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont été respectivement condamnés à 15 et 12 ans de prison ferme, s’ouvrira ce mercredi à la cour d’Alger.
Le dossier des mis en cause a été confié au juge de la première chambre pénale près la cour d’appel d’Alger, en l’occurrence Abdelaziz Ayad, qui a été désigné en qualité de président à la place de Abdenour Amrani, promu en tant que président de la cour d’appel au tribunal militaire de Blida.
Pour rappel, le président du pôle judiciaire spécialisé du tribunal Sidi M’hamed a prononcé, le 9 décembre 2019, son verdict dans l’affaire des ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que des anciens ministres et des hommes d’affaires impliqués dans le procès du montage automobile.
Le président alors en charge du dossier avait, rappelons-le, prononcé pas moins de 18 condamnations fermes dont 3 par défaut ainsi que 5 relaxes. Il a aussi confirmé presque toutes les accusations retenues par le conseiller rapporteur de la Cour suprême.
Le fait le plus marquant ce jour-là a été l’absence de l’accusée Nouria Yamina Zerhouni alors qu’elle avait assisté à toutes les séances depuis le début du procès.
Le juge avait condamné les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, poursuivis dans des affaires de corruption, d’abus de pouvoir et de blanchiment d’argent à, respectivement, à 15 et 12 ans de prison ferme.
Le même président avait infligé une amende de 200 millions de centimes à Ahmed Ouyahia et de 100 millions de centimes à Abdelmalek Sellal pour les mêmes charges.
Il avait ordonné la confiscation des biens mobiliers et immobiliers d’Ahmed Ouyahia et l’avait privé de ses droits civils, civiques et politiques. 
Les ex-ministres de l’Industrie Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi avaient été reconnus coupables des chefs d’inculpation retenus contre eux, à savoir corruption, trafic d’influence et dilapidation de deniers publics. Ils avaient écopé de 10 ans de prison ferme.
Le président avait, par ailleurs, condamné l’ex-ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb à 20 ans de prison par défaut, assortis d’un mandat d’arrêt international.
Le magistrat, avait par contre, décidé de relaxer l’ex-ministre des transports Abdelghani Zaâlane et de la reconnaître innocent des faits qui lui avaient été reprochés par rapport à son implication directe dans le financement occulte de la campagne électorale de l’ex-Président de la république déchu, Abdelaziz Bouteflika. Abdelghani Zaâlane n’a cependant pas quitté la prison d’El-Harrach étant donné que son nom est cité dans d’autres affaires liées à la malversation. L’ex-wali de Boumerdès Nouria Yamina Zerhouni, avait été condamné à 5 ans de prison ferme pour octroi d’indus avantages.

Le président avait condamné le fils de l’ex- Premier ministre, Abdelmalek Sellal, Farès à 3 ans de prison ferme pour avoir usé de l’influence de son père pour bénéficier d’avantages, entre autres des marchés publics et des crédits bancaires estimés à plus de 9 milliards de centimes. 
Pour ce qui est des hommes d’affaires, le président avait condamné Ahmed Mazzouz du Groupe Mazzouz et Ali Haddad à 7 ans de prison ferme. Les deux mis en cause avaient été reconnus coupables de blanchiment d’argent.
L’ex-patron du FCE et PDG du Groupe ETRHB, Ali Haddad, avait été condamné à 7 ans de prison. Il avait été reconnu coupable de blanchiment d’argent dans le cadre de la campagne électorale du président de la République déchu, Abdelaziz Bouteflika. Il avait été reconnu responsable de la collecte illicite de sommes colossales. Ces dernières avaient été récupérées au siège de son entreprise, à Dar El-Beida. 
 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email