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Nationale

Le procès d’une ex-avocate du barreau d’Alger incessamment

Le procès d’une ex-avocate du barreau d’Alger incessamment

Les juges de la Chambre pénale de la Cour d’appel d’Alger statueront lors des prochains jours dans l’appel introduit par une ex-avocate du barreau d’Alger. 

Pour rappel, le Président du tribunal correctionnel d’Alger avait condamné, récemment, une ex-avocate du barreau d’Alger à dix-huit mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 20 000 DA.

La mise en cause était poursuivie pour vente illégale de psychotropes et appartenance à une association de malfaiteurs spécialisée dans la mise en circulation de stupéfiants dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale, notamment Bab El Oued et Alger-Centre. Elle a été arrêtée à quelques mètres seulement de la place du square Port Saïd, en possession de pas moins de 13 comprimés de Rivotril, par une patrouille pédestre de la police judiciaire de la sûreté d’Alger.

L’inculpée, répondant aux initiales N. K., ayant bénéficié d’une liberté provisoire lors de l’instruction judiciaire, faisait partie du barreau d’Alger. Elle a été radiée du corps des avocats exerçant sous l’autorité judiciaire de la cour d’Alger, car elle refusait de boycotter les audiences d’une ancienne procureuse mutée à Rouiba puis à Boumerdés et enfin à Blida, en l’occurrence Melle Wahiba Chebaiki-ordonnée par le bâtonnier Abdelmajid Silini. 

L’inculpée a reconnue lors de son passage à la barre, les faits qui lui ont été reprochés tout au long de l’enquête préliminaire. Celle-ci a déclaré au président chargé de la section des flagrants délits : « Effectivement, j’ai été arrêté en possession de pas moins de 13 comprimés de marque Rivotril que je cachais soigneusement dans mon sac à main.

Ces comprimés m’ont été remis par un certain Panatchi pour les vendre au square port Saïd et gagner quelques sous ! « Et de poursuivre son récit les larmes aux yeux : « Je suis une ancienne avocate du barreau d’Alger. Après avoir passé plus de 5 ans dans le hall du palais de Justice, je me retrouve aujourd’hui impliquée dans une affaire de psychotropes ! Si je ne vends pas cette marchandise prohibée, je ne trouve rien à manger. J’en ai marre… » 

A la question de savoir si elle a été inculpée pour le même motif, la prévenue a déclaré : « Non ! Non ! Monsieur le président, je ne l’ai jamais fait ! »

Le procureur de la République a requis une peine de 18 mois de prison ferme assortis de 50 000 dinars d’amendes estimant que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation étaient réunies. 

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