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Nationale

Le procès du fils du général à la retraite Benhadid renvoyé

Le procès du fils du général à la retraite Benhadid renvoyé

Le président de la 1re chambre pénale près la cour d’appel d’Alger, Benkharchi Omar, a renvoyé hier le procès du fils du général à la retraite Benhadid au 6 janvier prochain, suite à la demande des avocats de la défense qui ont sollicité un délai pour consulter le dossier et relever les anomalies et les carences relevées lors du premier jugement. 

Le mis en cause, Benhadid Nassim Amine, a été reconnu coupable de détention d’une arme à feu et a été condamné, à une année de prison avec sursis assortie d’une amende de 500 000 dinars. Le verdict a été prononcé le 29 octobre dernier par la présidente du tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, Mme Kerrat Samira.

En effet, c’est dans une salle archicomble, qui s’est avérée trop exiguë pour contenir les parents et proches des inculpés détenus que la présidente du tribunal correctionnel, section des flagrants délits, a procédé à l’audition du mis en cause. Celui-ci était assisté de ses deux avocats maîtres Mecheri Bachir et Khaled Bourayou.

Lors de son passage à la barre, l’inculpé a déclaré à l’attention de la présidente en charge du dossier : « C’est la première fois que je touche à une arme à feu. Je l’ai cachée dans le jardin de notre villa. C’est le jardinier qui l’a trouvée. Mon père n’était pas à la maison au moment des faits. »

Il a par ailleurs affirmé : « Mon père n’était pas au courant que j’avais pris l’arme. J’ai profité de son absence pour la prendre. Je n’avais nullement l’intention de l’utiliser. » Les deux témoins ont souligné : « Le général à la retraite n’était pas au courant des faits. Il se trouvait à l’étranger ! »

Le procureur de la République, Guers Fouad, requis deux ans de prison ferme assortis de 500 000 dinars d’amende estimant que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation formelles étaient, notamment en ce qui concerne la détention de l’arme à feu, récupérée dans l’enceinte de la villa de la famille du mis en cause.

Les avocats de la défense ont affirmé d’emblée qu’il s’agit là d’une « simple affaire correctionnelle qui a été politisée par les procédures judiciaires prises que ce soit au cours de l’enquête préliminaire on encore tout au long de l’instruction judiciaire ».

Les deux avocats de la défense ont estimé que leur client faisait « l’objet d’un coup monté de toutes pièces par des enquêteurs qui l’ont contraint à signer les procès-verbaux. Heureusement qu’il n’a pas signé ! »
Ils ont enfin clamé haut et fort l’innocence de leur client, arguant qu’ « il ne méritait pas d’être poursuivi en matière pénale et placé en garde à vue puis d’être placé sous mandat de dépôt ». Et d’ajouter « il s’agit plutôt d’une vengeance ».

Il convient de signaler que les avocats ont été interrompus par la présidente de l’audience qui a répliqué : « Il s’agit d’une affaire pénale qui n’a rien à voir avec de la vengeance ! »

Les avocats de la défense ont introduit un appel à la chambre pénale de la cour d’Alger pour la révision de la peine prononcée à l’encontre de leur client, qui a recouvert sa liberté après avoir passé plus de 15 jours d’incarcération à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach.

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