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Nationale

Le procès des attentats du palais du gouvernement et de la Sûreté de Bab Ezzouar renvoyé

Le procès des attentats du palais du gouvernement et de la Sûreté de Bab Ezzouar renvoyé

Alors que toute l’assistance présente dans la salle d’audience qui, devait abriter le procès après cassation, attendait que le tribunal criminel d’Alger prononce de fermes décisions contre les sanguinaires des attentats meurtriers ayant ciblé le palais du gouvernement et le siège de la Sûreté urbaine de Bab Ezzouar, le président en charge du dossier qui est rentré avec ses deux conseillers pour délibérer sur les chefs d’inculpation retenus contre les accusés, est ressorti de la salle de délibérations quelques minutes plus tard pour annoncer que l’affaire est renvoyée à la prochaine session criminelle.

Cette décision a été prise par le président du tribunal criminel d’Alger de la deuxième instance après s’être assuré que le conseiller qui l’épaulait à droite faisait partie de la composition du tribunal criminel d’Alger qui a statué dans l’affaire durant le premier jugement que présidait Omar Benkharchi.

Cette décision a laissé perplexe tout le monde dans la salle d’audience, à commencer par les parents et proches des inculpés, les parties civiles et les avocats de la défense.

Ces deniers se sont contentés de jeter des regards surpris vers leurs clients, qui n’y comprenaient absolument rien.

Le procureur général a requis avant-hier cinq peines capitales et une autre de 12 ans de prison ferme contre les six inculpés impliqués dans les attentats à l’explosif qui avaient ciblé, le 11 avril 2007, le palais du Gouvernement et le siège de la Sûreté urbaine de Bab Ezzouar.

Le procureur en question a estimé que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux graves accusations retenues contre les mis en cause au cours de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaire, notamment l’intention criminelle d’attenter à la vie de paisibles citoyens par le dépôt d’engins explosifs dans des lieux publics et cibler les institutions de l’Etat étaient formelles.

Les six inculpés, à savoir Haddouche Salim, Ouzendja Khaled, Slimane Adlane, Bechar Hacene, Maarouf Khaled et Kritous Mourad, qui se succédé à la barre devant le président du tribunal criminel d’Alger ont procédé par la même tactique, celle de nier une partie et reconnaître une autre des chefs d’inculpation retenus par les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger de l’époque.

Les avocats de la défense ont axé leurs plaidoiries sur les « pressions exercées contre leurs clients par les services de sécurité ».

Pour rappel, l’attentat du palais du Gouvernement avait fait 20 morts et plus de 220 blessés, tandis que celui de Bab Ezzouar avait fait 11 morts et plus de 100 blessés.

A noter que le tribunal criminel d’Alger avait prononcé, le 14 mars 2012, la peine capitale à l’encontre des six accusés (comparants) : Bouderbala Fateh, Haddouche Salim, Ouzendja Khaled, Slimane Adlane, Bechar Hacene et Maarouf Khaled. Une peine de 10 ans de réclusion a été prononcée à l’encontre de Kritous Mourad.

Boudina Norredine a été, quant à lui, condamné à 3 ans de prison ferme pour non dénonciation de crime. Des peines capitales par contumace ont également été prononcées à l’encontre de neuf autres accusés (en état de fuite), parmi lesquels figuraient notamment Abdelmalek Droudkel.

Selon l`arrêt de renvoi les accusés, dont Abdelmalek Droudkel, appartiennent à un groupe terroriste activant dans la région de Thenia (Boumerdes) relevant d`Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

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