-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le prix du pétrole poursuit sa tendance haussière

Le prix du pétrole poursuit sa tendance haussière

Le prix du pétrole a fortement remonté depuis le milieu du mois de mars dernier, avant de se stabiliser en mai. La dynamique reste celle d’une reprise haussière sur le marché des matières premières
avec une consommation attendue en hausse avec la driving season cet été. Cette reprise des cours de l’or noir est une aubaine pour l’économie algérienne toujours fortement dépendante du pétrole.

Le pétrole voit son prix remonter depuis le milieu du mois de mars et l’accélération des perspectives de croissance économique au sein de la Zone euro et une croissance qui a confirmé son redémarrage aux Etats-Unis, portée notamment par la consommation des ménages au second trimestre.

D’un point de vue technique, le mois d’avril a les caractéristiques d’un creux majeur sur ce marché, le prix du pétrole a donc probablement fait son point bas, notamment depuis le franchissement du niveau des 54 dollars sur le pétrole brut US (WTI).

Au mois de mai, le prix des deux contrats de pétrole (WTI + Brent) s’est stabilisé dans une moyenne mais la dynamique depuis mars (haussière) reste active. Si les points hauts annuels sont franchis, le prix du pétrole pourrait poursuivre sa remontée.

L’été qui s’annonce se traduit par une augmentation de la consommation particulière de pétrole avec la driving season aux Etats-Unis et au sein de la Zone euro. La suite de la tendance va dépendre du comportement des cours vis-à-vis des sommets annuels, s’ils sont débordés, le pétrole va monter davantage cet été.

Sur le pétrole brut US (WTI), une ligne de tendance baissière en place depuis l’été dernier pourrait être franchie prochainement, de quoi relancer la dynamique haussière initiée en mars dernier et dont le momentum haussier ne laisse pas présager la fin dans l’immédiat. Cependant, en Algérie on reste sceptique sur l’évolution des marchés pétroliers.

Abdellaoui Boubekeur, consultant et expert en énergie, a estimé récemment dans le quotidien Liberté que la tendance des prix du pétrole est incertaine. La chute des prix du pétrole inquiète les pays exportateurs lesquels subissent l’effet direct de cette baisse inattendue.

« Avec des revenus annuels de 60 milliards de dollars, la compagnie pétrolière assure 60% du budget de l’État et 97% des recettes extérieures de l’Algérie. Les cours du pétrole ne cessent de plonger. Ces cinq derniers mois, ils ont perdu près de 50%. Le baril a rejoint les 60 dollars alors qu’il en valait 115 en juin dernier », dira M. Abdellaoui à Liberté.

Pour cet expert, « l’impact est positif uniquement sur les pays africains qui n’ont pas de pétrole et qui doivent importer des produits pétroliers, leur facture étant moins élevée. Mais il est évidemment négatif sur les pays exportateurs de brut, puisqu’ils le vendent à moitié moins cher qu’au mois de juin dernier.

Ce sont autant de devises en moins pour équilibrer les budgets ou pour importer des produits de première nécessité dans les pays qui n’ont pas diversifié leur économie, comme l’Algérie qui dépend à 98% des hydrocarbures ». Poursuivant son analyse, M. Abdellaoui a déclaré que la tendance que suivront les prix du pétrole au cours des cinq prochaines années est incertaine.

Pour renverser la tendance et éviter que l’Algérie continue à payer le prix de ses choix économiques basés exclusivement sur les recettes pétrolières, l’expert économique a plaidé pour un débat national avec des experts nationaux indépendants sur la problématique énergétique d’une façon globale à moyen et long termes ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email