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Nationale

Le privé davantage impliqué dans la gratuité des soins

Le privé davantage impliqué dans la gratuité des soins

Le nouveau projet de loi sur la santé insiste sur l’implication du secteur privé dans la gratuité des soins pour toutes les catégories démunies, en vue de leur assurer une couverture sanitaire dans les régions où le secteur public est absent.

C’est dans le but d’assurer une complémentarité avec le secteur public que le privé sera impliqué dans le système de santé nationale, a indiqué, hier, Amina Mehieddine, chargé d’étude et de synthèse au ministère de la Santé.

S’exprimant sur les ondes de la chaîne III de la radio algérienne, Mme Mehieddine a expliqué que « le secteur privé sera intégré dans des réseaux de soins où nous avons prévu une organisation régionale sanitaire.

Nous avons même prévu que ce privé participe à des missions du service public. C’est-à-dire qu’il peut faire de la prévention et s’occuper des tâches qu’il ne fait pas actuellement ». Et d’ajouter : « Cela se fera dans le cadre d’un cahier des charges et avec un contrat signé avec l’Etat. Donc, même les catégories démunies pourront demain avoir accès au privé et ce sera l’Etat qui financer ».

La gratuité des soins n’est donc pas remise en cause par le nouvel avant-projet de loi. « Il n’est pas question de revenir en arrière, bien au contraire, ce projet de loi consolide ces acquis », a-t-elle assuré.

Avec ce nouveau projet de loi, l’Etat s’engage à « mettre en œuvre » des programmes nationaux de santé au profit des citoyens, tout en maintenant la gratuité des soins pour toutes les catégories démunies non affiliées à la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), les assurés, les ayants droit et les souscripteurs à d’autres assurances sociales ; ce qui représente plus de deux tiers de la population.

Quant au tiers restant, qui n’appartient à aucune des catégories susmentionnées, il devra continuer de verser des cotisations au système de sécurité sociale ou à l’une des assurances sociales et se soumettre aux lois en vigueur, et ce pour ne pas être en marge de la logique de solidarité qui est la base de la médecine gratuite, fondée sur le principe du tiers payant.

Suppression de l’activité complémentaire

Concernant l’activité complémentaire, Amina Mehieddine a affirmé que l’avant-projet de loi prévoit son abrogation : « La nouvelle loi a prévu la suppression définitive de l’activité complémentaire. Personne ne sera autorisé à exercer dans le secteur privé, c’est-à-dire à avoir une double activité. La réglementation est claire à ce propos. Elle doit être respectée ».

Il convient de rappeler, que depuis l’ouverture du secteur de la santé aux investisseurs privés au début des années 1990, le nombre de cliniques privées a dépassé les 470 établissements, dont 301 hôpitaux de jour. Le ministère a recensé 254 autres cliniques en cours de réalisation, dont 163 hôpitaux de jour. L’ensemble de ces cliniques représente 7 % du parc national des établissements de santé en Algérie.

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