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Nationale

Le président sahraoui saisit le SG de l’ONU

Le président sahraoui saisit le SG de l’ONU

Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, d’intervenir d’urgence dans le cas de la citoyenne sahraouie Tekber Haddi, en grève de la faim après l’assassinat de son fils par des colons marocains à Laâyoune occupée.

« Nous tenons à attirer votre attention sur l’état de santé grave de la citoyenne Tekber Heddi, la mère de la victime Mohamed-Lemine Haidalla, qui a entamé une grève de la faim ouverte devant le consulat du Maroc à Las Palmas en Espagne, depuis le 15 mai 2015, dont les revendications sont négligées par la puissance occupante marocaine, à travers son consulat sur place », a écrit M. Abdelaziz dans une lettre transmise à Ban Ki-moon. Mme Haddi réclame la dépouille de son fils Mohamed-Lemine Haidalla, décédé le 8 février 2015 à l’hôpital de la ville marocaine d’Agadir « suite à une agression odieuse dans la ville d’El Aayoun occupée du Sahara occidental, perpétré par cinq colons marocains le 3 février.

Le président sahraoui accuse les autorités marocaines de complicité, en amont et en aval, dans le meurtre. 
Le défunt se trouvait dans un état critique précurseur de la mort, soumis à la torture et à la négligence dans les postes de police de l’occupant, ses hôpitaux et ses tribunaux », précise M. Abdelazi z dans sa correspondance diffusée par l’agence de presse sahraouie (SPS). 

En outre, M. Haidalla a été enterré à la hâte, dans des circonstances entourées de mystère et de suspicion marquée par le rejet des demandes légitimes de sa famille de faire la lumière sur les circonstances de son décès, notamment effectuer une autopsie indépendante sur la dépouille pour déterminer les causes ayant conduit à sa mort et les responsabilités », ajoute-t-il.

M. Abdelaziz a également attiré l’attention de M. Ban que « ce n’est pas la première fois que l’occupant marocain recourt à une telle méthode, dont un grand nombre de Sahraouis a été victime depuis l’invasion militaire du Sahara occidental le 31 octobre 1975 ». 

Il a rappelé les cas des assassinats en masse, ou individuels, par incinération, par ensevelissement ou par largage depuis des aéronefs et autres méthodes barbares terribles. Il a évoqué le cas des sépultures suspectes dans lesquelles les autorités d’occupation marocaines tentent de dissimuler les circonstances de la mort des victimes sahraouies et d’empêcher des enquêtes sur leurs crimes, comme cela fut le cas des prisonniers politiques Said Dembar en 2012 et Hassan El Wali en 2014.

Le président sahraoui a averti qu’en l’absence d’une intervention internationale rigoureuse, l’Etat marocain cherchera à transformer cet antécédent criminel grave en une pratique systématique. Il s’agit de violations flagrantes des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire, ajoute M. Abdelaziz. En raison des meurtres et des violations commis par l’occupant marocain, le Front Polisario a maintes fois appelé à élargir le mandat de la mission onusienne au contrôle et à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental.

La Minurso est la seule mission de maintien de la paix établie après 1978 sans un mécanisme de surveillance des droits de l’homme et il n’existe aucun mécanisme international contre les violations des droits humains au Sahara occidental. Sous son mandat actuel, la Minurso est essentiellement chargée de surveiller un cessez-le-feu conclu en 1991 entre le Front Polisario et l’occupant marocain.

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