Le président italien à Annaba : Sergio Mattarella sur les traces de Saint-Augustin – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Le président italien à Annaba : Sergio Mattarella sur les traces de Saint-Augustin

C’est le branle-bas de combat à Annaba. Depuis trois jours, tous les services techniques de la wilaya d’Annaba ont été mobilisés pour préparer la visite que le président italien va effectuer au niveau de la cathédrale Saint-Augustin, située sur les hauteurs des ruines de l’antique Hippone.

Le président italien, Sergio Mattarella, qui effectue ce samedi une visite officielle de deux jours, les 6 et 7 novembre, sera accompagné à Annaba par le Premier ministre Aymen Abderrahmane pour visiter la cathédrale Saint-Augustin et la basilique portant le même nom, située sur les vestiges romains et découverte en 1954 par l’archéologue Erwin Marek. Cette visite d’un président italien est un événement, la première depuis 18 ans. Pour rappel, Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, qui a participé à Rome au sommet Italie-Afrique, tenu les 6 et 7 octobre dernier, avait annoncé à la presse que la visite du président italien, Sergio Mattarella, en Algérie «sera un grand moment historique qui va décupler les relations entre l’Algérie et l’Italie. Nous avons une histoire commune qui s’est développée pendant la guerre de libération, également grâce à Enrico Mattei».

La basilique Saint-Augustin, carrefour de la paixIl existe une grande communion entre les habitants de la ville d’Annaba et «Lalla Bouna», soit la cathédrale ou la basilique Saint-Augustin. Pas un jour ne passe sans que les citoyens de la Coquette ne viennent grimper la haute colline où est bâtie l’édifice religieux pour apporter des victuailles et autres aides de toutes sortes aux locataires dudit édifice religieux. Depuis l’indépendance du pays, et même avant, les «Bônois» sont toujours arrivés en grand renfort pour apporter des aides aux sœurs chrétiennes qui soignaient et nourrissaient des vieillards algériens, souvent abandonnés, et ce sans aucune contrepartie. Ce n’était ni la religion chrétienne ni la religion musulmane qui séparaient les deux  peuples. L’Etat algérien, toujours respectueux de la religion chrétienne, a largement contribué à la restauration de la cathédrale «Lalla Bouna». La basilique Saint-Augustin, un édifice de grande qualité architecturale, tout à fait caractéristique et symbolique en tant qu’élément majeur du patrimoine bâti de l’Algérie, a été construite en 1900.

Erigée sur une colline dominant les ruines de l’antique cité d’Hippone et la rive méditerranéenne, cet édifice, mémoire de la ville d’Augustin l’Algérien, l’universel Augustin, a été totalement réhabilité, en grande partie grâce à des fonds algériens et ceux de pays européens.La région Rhône-Alpes a contribué à hauteur de 450 000 euros et la ville de Saint-Etienne avec 45 000 euros. Des donateurs privés ou institutionnels ont apporté un financement de mécénat sans lequel le projet ne pouvait aboutir. La première phase de réhabilitation du projet, confié par l’association Diocésaine, maître d’ouvrage, à l’entreprise A. GIRARD, dont le siège se trouve à Avignon (France), a été d’une importance extrême. D’un coût global de près de 420 millions de dinars, soit 4 100 000 euros, ce projet, scindé en trois phases, avait visé à garantir tout d’abord la sécurité des visiteurs de cet établissement dont les structures n’ont, fort heureusement, pas été atteintes au même titre que sa pérennité et sa solidité. Ainsi, la restauration de la basilique, qui a été une réussite totale, a su préserver l’intégrité esthétique de l’édifice.

Les travaux ont été confiés à l’architecte Xavier David, qui a déjà été maître d’œuvre de la restauration de la basilique Notre Dame d’Afrique à Alger. La basilique d’Hippone est l’un de ces hauts lieux où l’appartenance de chacun à son propre univers culturel ne fait pas obstacle à la rencontre avec la culture d’autrui, l’une et l’autre s’enracinant dans un universalisme manifesté et célébré à travers des valeurs partagées. Rappelons que ce lieu de culte et de rencontre a accueilli avant la pandémie du coronavirus, soit en 2018,  environ 20 000 visiteurs, composés dans leur majorité d’écoliers, d’étudiants et de participants à des colloques.

Durant les années 1970 et 1980, des centaines d’américains religieux arrivaient à Annaba, chaque année, en pèlerinage pour se recueillir sur les lieux de la basilique, là où l’auteur de «la Cité de Dieu» et «des confessions» a professé la parole chrétienne. Pour rappel, le plus grand mouvement des Augustins se situe aux Etats-Unis.

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