En visite jeudi en Algérie : Des politiques et des personnalités dans l’avion de Macron – Le Jeune Indépendant
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Nationale

En visite jeudi en Algérie : Des politiques et des personnalités dans l’avion de Macron

En visite jeudi en Algérie : Des politiques et des personnalités dans l’avion de Macron

Il y aura des ministres, des hommes d’affaires mais aussi des personnalités. Comme pour chaque « visite d’Etat », le président français Emmanuel Macron se fera entourer d’une importante délégation en se rendant à Alger en fin de semaine.

Il y aura notamment la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin auquel le président Abdelmadjid Teboune, dans une curieuse digression, lui a rappelé qu’il portait aussi le prénom de Moussa en raison des origines algérienne de ce petit fils de tirailleur. Pourtant, il n’a jamais caché son ascendance. « Grand honneur, pour le petit fils d’immigré que je suis, d’être nommé Ministre de l’Intérieur de notre beau pays », avait—il rappelé quand par Macron il fut désigné au poste qu’il occupe encore. 

Ces compagnons de voyage préfigurent les dossiers qui seront à l’ordre du jour : le Mali et les risque de terrorisme au sahel, les implications géostratégiques de la guerre en Ukraine, la coopération énergétique, les visas et la coopération sécuritaire, assortie du sujet du rapatriement des Algériens en situation irrégulière et condamnés pour des faits de délinquance. 

Les questions politiques seront portées par le président lui-même, à leur tête celle de la guerre d’Algérie. On a évoqué à Paris la possibilité d’une reconnaissance de l’assassinat de Larbi, un des plus prestigieux dirigeants de la Révolution dont on a fini par avouer la liquidation après avoir affirmé qu’il s’était suicidé. L’aveu est arrivé il y a une quinzaine d’années par le général Paul Ausarresses.  

Le grand combattant, âgé alors de   34 ans, a été arrêté par les parachutistes à la mi-février 1957. Selon le général Aussaresses, il n’a pas été torturé mais a été traité avec égards par le général Bigeard, qui espérait le rallier à la France.
Faute de résultat, le général Bigeard se résout à abandonner son prisonnier au « commandant O », alias Paul Aussaresses.
« Officiellement chargé de coordonner le travail des officiers de renseignements, de la police et de la justice pendant la bataille d’Alger, le ‘commandant O’ effectue sans états d’âme la sale besogne que le pouvoir politique, en métropole, laisse faire, voire ordonne, aux chefs militaires français à Alger », écrivait Le Monde en 2007.
Aussaresses raconte au quotidien que Larbi Ben M’Hidi est emmené en jeep, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, vers la Mitidja. Il est conduit dans la ferme désaffectée d’un colon extrémiste. Six hommes préparent l’exécution. Ils glissent une corde autour du tuyau de chauffage accroché au plafond, font un noeud coulant et installent un tabouret en dessous.
Peu après minuit, le chef FLN est introduit dans la pièce. Larbi Ben M’Hidi commence par refuser le bandeau qu’on lui propose. « C’est un ordre ! », lui lance le soldat. « Je suis moi-même colonel de l’ALN (Armée de libération nationale), je sais ce que sont les ordres ! », réplique Larbi Ben M’Hidi, prononçant là ses dernières paroles.
Aussaresses précise que lors d’une première tentative, la corde se casse. Mais la deuxième sera la bonne… Une leçon de civilisation ! 

Emmanuel Macron a déjà reconnu la responsabilité de l’armée française  dans la mort du mathématicien Maurice Audin et de l’avocat Ali Boumendjel. 

L’historien Benjamin Stora, auteur d’un rapport sur la mémoire de la guerre d’Algérie, ne sera pas du voyage. Il y aura en revanche le politologue Gilles Kepel, spécialiste des banlieues. L’universitaire est mariée avec une Algérienne. 

Dans l’avion présidentiel, il y aura le recteur de la Grande mosquée de Paris Chems Eddine Hafiz qui a récemment soulevé l’indignation après un tweet contre les mécréants dans un pays qui a sacralisé la liberté de conscience. 

La surprise vient du grand rabbin israélite de France et président du consistoire central, Haïm Korsia.  De parents nés à Oran et Tlemcen, il effectuera le voyage. Haïm Korsia s’est récemment illustré en affirmant que les Palestiniens n’étaient pas victime d’’un apartheid exercé par l’Etat d’Israël.  Il est le premier responsable juif de ce niveau à se rendre en Algérie. 

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