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Nationale

Le président du CNES plaide pour la diversification de l’économie

Le président du CNES plaide  pour la diversification de l’économie

L’Algérie possède encore des chances de diversifier et de relancer son économie, tout en la rendant moins vulnérable aux chocs pétroliers, a affirmé le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed-Seghir Babès.

S’exprimant sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne, M. Babès estime que l’Algérie possède une fenêtre d’opportunités pour relancer et diversifier son économie. Il prévient dans ce sens que ce sera une catastrophe « si elle la rate ».

Un « plan d’émergence à l’horizon 2035 », doit être mis place, ayant comme priorité la diversification de l’économie du pays, a appelé le CNES. Concernant la fiabilité des chiffres énoncés dans le rapport de conjoncture alertant sur la situation créée dans le pays par la chute des cours des hydrocarbures, M. Babès a fait savoir que « nous sommes très lacunaires en matière de production de chiffres ».

Ce dernier a, à ce propos, fait état des faibles moyens de l’Institut national des statistiques (INS), « qui ne dispose, dit-il, que de 500 personnes », son homologue français, l’INSEE, en compte 32 000. Pour lui, la production des chiffres « est chez nous très problématique et elle va le devenir de plus en plus ».

Il a, à cet effet, souligné que « le pays se trouve dans une posture prévisionniste pour laquelle il lui faut impérativement maîtriser ces derniers ». Tout en rappelant que « c’est l’Office national des statistiques qui produit les données chiffrées, le président du CNES a déploré le fait qu’« un Conseil national des statistiques a été institué il y a trois années mais qu’il n’a jamais fonctionné, alors que son mandat prend fin en 2016 ».

Toutefois, l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la radio nationale affirme que « les données et les confrontations de chiffres entreprises auprès des secteurs de la sphère réelle ont permis d’établir une approche qui n’est pas tout à fait erronée pour engager la bataille de réhabilitation de l’économie ».

Il a tenu à confirmer sur ce dernier point que « le rapport de conjoncture ne souffre aucune équivoque dans ses fondamentaux ». Devant la crise qui, selon lui, a mis l’Algérie « dos au mur », le président du CNES a recommandé « d’engager le processus de diversification économique, d’être dans la compétitivité ou disparaître ».

Mais pour cela il reste à « revisiter notre système obsolète de gouvernance de haut en bas », a-t-il préconisé. Selon lui, des assises du développement durable auront lieu du 15 avril au 15 mai à Alger, en coopération avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

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