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Nationale

Le président de la RASD en visite à Al Guerguerat

Le président de la RASD en visite à Al Guerguerat

Le régime marocain est en plein désarroi. Deux événements majeurs ont fini par faire sortir de ses gonds un pouvoir aux abois et une diplomatie qui ne sait plus distinguer les choses au point d’accuser publiquement la présidente de la Commission africaine, Mme Zuma, de vouloir bloquer le processus d’adhésion du Maroc à l’UA.

Le premier a trait à la visite à Al Guerguerat du président de la RASD, Brahim Ghali, lequel a séjourné récemment dans cette ville côtière d’Al Guerguerat au nez et à la barbe de la soldatesque marocaine. Une photo diffusée par des sites montre en effet, le chef d’Etat sahraoui en tenue militaire en compagnie des soldats de l’armée sahraouie sur la côte atlantique et fait jaser l’établissement marocain.

Cette visite du président de la RASD rend ainsi caduque toute supputation marocaine sur son prétendu contrôle sur cette ville. Le second fait se rapporte à la visite de la ministre kenyane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, qui s’est rendue dimanche dernier à Tindouf, dans le cadre d’une visite de travail. Cette visite intervient une semaine après l’annonce de la candidature de la diplomate kenyane à la présidence de la commission de l’UA.

La ministre kenyane des Affaires étrangères, candidate à la succession de la Sud-Africaine Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union africaine, a été reçue par son homologue sahraoui Mohamed Salem Ould Salek pour discuter de questions régionales et internationales. Cette visite à Tindouf de la ministre kenyane a été mal perçue du côté de Rabat qui crie déjà à la provocation et à son alignement sur la thèse algérienne.

La sortie publique de la ministre kenyane, il y a une semaine, pour réitérer le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a résonné « comme un acte d’allégeance à Alger qui constitue, avec Pretoria, l’un des principaux pourvoyeurs de fonds de l’Union africaine, souligne la presse marocaine qui redoute en effet l’échec du candidat sénégalais Abdoulaye Bathily, complètement acquis aux thèses marocaines.

Le Maroc, un pays exportateur du terrorisme

Les dirigeants actuels de ce pays ne cessent depuis quelques années de louer les mérites de leur service de sécurité de déjouer des plans de groupes terroristes qui le menacent d’attentats ou d’autres actions de ce genre.

Mais il est une donnée essentielle que ces dirigeants refusent de parler, celle du danger que ces groupes terroristes qui infestent ce pays font planer sur la sécurité des pays frontaliers à l’image de l’Algérie, ou des pays européens limitrophes comme l’Espagne.

En effet selon un rapport d’Europol, l’agence des polices européennes, le Maroc arrive en tête des pays non-européens qui « exporte » des personnes présentant un danger terroriste pour l’UE.

Ce rapport, qui se penche sur la situation sécuritaire et la coopération judiciaire avec des pays en dehors du Vieux continent, évalue les risques et les dangers terroristes que présentent les citoyens ayant acquis la nationalité d’un pays européen.

Dans ce sens, le rapport a montré que le Maroc arrive en tête des pays non-européens qui « exportent » des personnes qui pourraient être manipulées, exploitées et engagées dans des actions terroristes.

Le rapport cite même un communiqué des autorités marocaines annonçant la saisie de produits chimiques et biologiques en possession d’une cellule terroriste récemment démantelée. Le rapport a mis en garde contre la probable mise en œuvre d’une nouvelle stratégie terroriste de Daech.

Cette stratégie consiste à recourir à des engins explosifs sur le territoire de l’Union européenne. Et de préciser que le rapport a fait savoir que 816 personnes ont été localisées jusqu’au 27 juillet dernier. Le nombre est en nette augmentation par rapport à l’année dernière où 667 présumés coupables avaient été interpellés.

Enfin, l’implantation des investisseurs saoudiens dans les provinces sahariennes sous contrôle marocain prend désormais forme. Le consortium international dirigé par la société Acwa Power, géant saoudien spécialisé dans la production de l’énergie propre, a en effet été mandaté pour la réalisation de la centrale solaire photovoltaïque Noor-Laâyoune.

A cet effet, une réunion de consultation publique a été organisée par l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN), en présence de responsables de la société Acwa Power.

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