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Nationale

Le président de la CIPA : «La troisième vague de Covid-19 a freiné l’économie »

Le  président de la CIPA : «La troisième vague de Covid-19 a freiné l’économie »

Une troisième vague de contamination au coronavirus frappe l’Algérie depuis quelques semaines. Chose qui n’est pas sans conséquences sur la situation économique du pays. En plus du défit sanitaire, cette nouvelle vague freine l’essor de l’économie nationale.

C’est ce qu’a affirmé Abdelwahab Ziani, président de la Confédération des industriels et producteurs algérien (CIPA), soulignant la nécessité de soutenir les entreprises. S’exprimant ce dimanche sur les ondes de la radio Chaîne 3, il a affirmé que les chefs d’entreprise avaient un espoir et croyaient réellement en une relance de l’économie avant l’arrivée de cette troisième vague de contamination au coronavirus. Car les choses, a-t-il estimé, ont bien commencé cette année pour les entreprises avant qu’une troisième vague de coronavirus surgisse. «On avait de l’espoir mais cette troisième vague a découragé l’entreprise», a indiqué le président de la CIPA, pour qui l’entreprise et les acteurs économiques ont besoin d’être soutenus, notamment à travers les textes de loi.

Soulignant l’importance du maintien de l’outil de production, qui est vital pour l’économie nationale, il a indiqué qu’«aujourd’hui, on peine à travailler, et ce depuis pas moins de trois ans». Il a affirmé que l’entreprise a besoin d’être encouragée. «On a besoin d’être encouragés à aller de l’avant», a-t-il souligné, pointant du doigt, encore une fois, la bureaucratie qui entrave l’activité économique. «La bureaucratie freine toujours, même durant cette pandémie», a regretté M. Ziani, qui souhaite «aller plus vite pour digitaliser, défiscaliser et dépénaliser toutes ces choses qui doivent accompagner l’entreprise». Selon lui, l’objectif premier c’est de combattre la bureaucratie, mettant en avant les conséquences de cette dernière. «Beaucoup de sociétés ont été forcées à mettre la clé sous le paillasson, et ce à cause de la bureaucratie», a-t-il fait savoir. «Par exemple, il n’existe aucun document qu’on puisse obtenir en un jour.

Rien que pour les autorisations d’exploitation, il faut 4 à 10 ans pour les avoir, et on défie n’importe quelle administration concernée de dire le contraire», a précisé le président de la CIPA. «C’est pour ça que je le redis, encore une fois, notre ennemie c’est la bureaucratie», a-t-il insisté. Il a en outre plaidé pour une amnistie fiscale car, estime-t-il, «il est impossible pour l’entreprise de maintenir la ressource humaine avec ce niveau de fiscalité». «Pour relancer les entreprises, il faut une amnistie fiscale», a enchaîné M. Ziani, qui a tenu à signaler l’enregistrement de nombreux redressements fiscaux, même en ces temps de crise.

Concernant le plan d’action du gouvernement, examiné avant-hier par l’exécutif, présidé par le Premier ministre Aymen Abederhamane et consacré, entre autres, au secteur de l’industrie et de l’agriculture, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 a affirmé que «c’est une bonne direction et une bonne volonté d’aller vers l’accompagnement de l’entreprise, notamment en cette période de crise».

Le responsable de la CIPA a également souligné la nécessité de maintenir le dialogue avec le gouvernement. C’est dans ce sens qu’il a émis le souhait de rencontrer le Premier ministre afin de discuter des problèmes que rencontrent les chefs d’entreprise.



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