-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le président Bouteflika invite Merkel : le renouveau

Le président Bouteflika  invite Merkel : le renouveau

Les termes élogieux employés par le chef de l’Etat indiquent son net penchant pour l’Allemagne le pays le plus puissant en Europe et la locomotive de l’UE, et l’une des quatre puissances économiques mondiales.

Le président Abdelaziz Bouteflika a adressé avant-hier un message de félicitations à la chancelière allemande, Angela Merkel, pour la victoire de son parti politique aux dernières législatives, dans lequel il l’a invitée à une visite officielle en Algérie : « C’est dans le but de concrétiser ensemble les perspectives prometteuses pour l’amitié et la coopération algéro-allemande et de poursuivre avec vous le dialogue fructueux que nous avons déjà noué, que j’ai grand plaisir à vous inviter à effectuer une visite officielle en Algérie à une date dont nous conviendrons par voie diplomatique », a indiqué le chef de l’Etat.

Autrement dit, une visite en Algérie de la chancelière Merkel est programmée avant la fin de l’année cours. Reste à définir une date en fonction de l’agenda des deux dirigeants. La chancelière devait séjourner en Algérie au mois de février dernier, mais la visite a été annulée à la dernière minute.

Le chef de l’Etat souffrait alors d’une bronchite aiguë selon la présidence de la République, ce qui l’avait amené à reporter la visite officielle de la chancelière allemande. L’apparition prochaine de Bouteflika va mettre un terme à des rumeurs persistantes sur son état de santé et sur sa capacité à gouverner.

Dans sa missive, le chef de l’Etat n’a pas tari d’éloges au sujet des relations algéro-allemandes et des potentialités existantes entre les deux pays. L’Allemagne est perçue comme la locomotive de l’UE et l’une des quatre puissances mondiales en matière économique. En ce sens, le chef de l’Etat a rappelé à Merkel que sous sa direction, la coopération bilatérale entre Alger et Berlin s’est consolidée dans plusieurs domaines.

Le président de la République ne cache pas son souhait de voir les relations politiques et économiques entre les deux pays prendre une dimension plus forte, à l’heure où l’Allemagne enregistre des records en matière d’excédents commerciaux. Autant dire que le président Bouteflika compte miser sur ce pays, à la pointe des technologies du futur et des énergies renouvelables.

Dès lors, il est attendu la réactivation du fameux projet Desertec, d’un montant de 200 milliards de dollars et initié par un consortium allemand composé de vingt entreprises. 

Ce projet gigantesque, destiné à utiliser la puissance et la fréquence de l’ensoleillement du Sahara afin de produire de l’électricité et de la distribuer, principalement, aux les pays européens, a pour objectif d’assurer la diversification des approvisionnements énergétiques à partir d’énergies renouvelables.

Il ambitionne de couvrir près de 17% des besoins en électricité de l’Europe à partir de 2050. En 2010, le chef de l’Etat avait accueilli avec « satisfaction » le projet Desertec, destiné à développer des centrales solaires et éoliennes dans le Sahara algérien pour alimenter l’Europe et l’Afrique du Nord en électricité.

Le président Bouteflika, qui n’a plus reçu de chefs d’Etat depuis la réception, au mois de mars dernier, du président congolais Denis Sassou-Nguesso, s’apprête à rencontrer à l’avenir d’autres chefs d’Etat. Et le premier d’entre eux, le français Emmanuel Macron, qui attend depuis son élection en mai dernier une rencontre au sommet avec son homologue algérien.

Au début du mois de juin, l’Elysée a précisé qu’Emmanuel Macron, qui venait juste d’être élu, s’était entretenu par téléphone avec le président Bouteflika, et qu’il se rendrait officiellement en Algérie dans les toutes prochaines semaines, soulignant que lors de son échange téléphonique avec Bouteflika, il avait affirmé « son attachement et sa volonté » de construire un rapport d’amitié et de confiance avec l’Algérie, partenaire stratégique pour la France. Depuis lors, le silence radio s’est abattu sur cette question, ponctué de temps à autre par des visites croisée de ministres des deux pays.

Pourtant, un léger frémissement semble se manifester à travers l’appel, d’abord, du Premier ministre français à son homologue Ahmed Ouyahia, suivi de la rencontre du Comité de suivi Intergouvernemental de haut Nnveau (CIHN) algéro-français qui s’est tenue le 25 septembre dernier à Alger sous la coprésidence des SG des ministères des Affaires étrangères des deux pays au mois de décembre à Paris sous la présidence des Premiers ministre français et algérien dans le cadre du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA).

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email