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Nationale

Le président Bouteflika à Genève

Le président Bouteflika à Genève

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika est depuis hier en Suisse. Ce n’est pas la première fois qu’il se rend en Suisse pour subir des examens médicaux. Cette fois, le chef de l’Etat aurait zappé la clinique de Grenoble en raison du geste désobligeant du Premier ministre français Manuel Valls à son égard. Sa virée helvétique signera-t-elle la fin des déplacements en France ?

Le président Bouteflika s’est rendu hier à Genève (Suisse) pour « une visite privée » durant laquelle il subira des « contrôles médicaux périodiques », a annoncé la présidence de la République dans un communiqué transmis à l’APS. Voici le texte intégral du communiqué : « Son Excellence, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a quitté le pays ce dimanche 24 avril 2016, pour une visite privée à Genève, durant laquelle il effectuera des contrôles médicaux périodiques ». Le communiqué ne précise ni la durée ni la nature des contrôles qu’il devra subir durant son séjour helvétique. 

Ce n’est pas la première fois que le président Bouteflika se rend en Suisse pour subir des examens médicaux. En 2011, le chef de l’Etat a séjourné dans ce pays dans la clinique de Genolier, un établissement réputé pour son service d’oncologie de pointe. En 2013, le président Bouteflika a été hospitalisé dans une clinique située à 25 kilomètres de Genève. 

D’habitude, le président Bouteflika se rend régulièrement en France depuis 2005 où officie le docteur Jacques Monségu, qui le suit depuis une dizaine d’années, au Val-de-Grâce d’abord, et depuis 2014 au groupe hospitalier mutualiste de Grenoble.

Mais cette fois, le chef de l’Etat a zappé la clinique de Grenoble en raison du geste désobligeant du Premier ministre français Manuel Valls qui a publié un message sur Twitter où il est pris en photo aux côtés du président Bouteflika lors de sa visite en Algérie le 10 avril dernier. Manquant vraisemblablement de tact et de courtoisie envers son hôte, Valls a publié cette photo interprétée comme étant un acte « désobligeant », et « abject », par le directeur du cabinet de la Présidence Ahmed Ouyahia.

D’aucuns y verront un choix volontaire pour cet hôpital en Suisse car l’affaire du tweet de Valls n’est pas loin de s’estomper. Elle est aussi une réponse cinglante à la publication par le journal Le Monde de sa photo dans l’affaire dite « Panama Papers ».

Les organisations telles que l’UGTA, le FCE, le Sénat et l’APN, ont réagi à la publication du tweet controversé. Le FLN et les organisations issues de la « famille révolutionnaire » (ONM et ONEC), d’habitude si promptes à tomber à bras raccourcis contre l’ex-pays colonisateur, se sont murés dans un étrange silence.

Depuis 2005, Bouteflika a effectué plusieurs séjours en France

Le chef de l’Etat a effectué plusieurs séjours en Frnace depuis l’année 2005 où il a été évacué en urgence pour un ulcère hémorragique de l’estomac. Il avait alors déclaré avoir survécu « miraculeusement ». A l’été 2013, il a été hospitalisé pendant deux mois et demi en France (au Valè-de-Grâce et aux Invalides) après l’accident vasculaire cérébral, qui a nécessité, le 27 avril, son transfert à l’hôpital du-Val-De-Grâce, à Paris.

Après avoir suivi une période de soins et de réadaptation fonctionnelle, le président Bouteflika a ensuite quitté l’hôpital, pour une structure de santé aux Invalides, dans la capitale française, pour une période de convalescence, qui a duré plus d’un mois. Le chef de l’Etat a été transféré dans un appartement de convalescence aux Invalides à Paris (VIIe).

Le président Bouteflika s’est rendu le 3 décembres 2015 en France pour une « courte visite privée » au cours de laquelle il a effectué des « contrôles médicaux périodiques ». Il a été admis tout de suite après son arrivée au groupe hospitalier mutualiste de Grenoble où il a subi une série d’examens dans le service de cardiologie.

Pour rappel, le 14 novembre 2014, le président de la République était déjà venu se faire soigner à la clinique d’Alembert, dans le service de cardiologie que dirige le chef de service le professeur Jacques Monségu.

Il a en fait suivi son médecin traitant puisque le professeur Monségu était le chef de service de cardiologie et maladies vasculaires à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où le président Bouteflika avait été hospitalisé en 2013 à la suite d’un AVC. 

En novembre 2014, le président Bouteflika a été, hospitalisé dans le service de cardiologie et de maladies vasculaires du groupe hospitalier mutualiste de Grenoble, pour y subir un contrôle médical programmé de longue date selon son médecin traitant. 

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