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Op-Ed

Le Président algérien et le «fafarazzi» dégourdi

Une nouvelle campagne médiatique est lancée par l’Hexagone contre les affaires souveraines de l’Algérie. Balancée par un paparazzi « stagiaire » du Dauphiné libéré, l’info, quant à une éventuelle hospitalisation de Bouteflika dans une clinique privée à Grenoble, juste ou fausse, a « ressuscité » de l’ennui toute la presse France. Certains journalistes français chômeraient certainement si l’Algérie n’existait pas.

D’autres auraient été, depuis longtemps, considérés comme des Algériens s’ils venaient à cotiser à la CNAS ! Mais alors, quotidiens, hebdomadaires,sites web, plateaux de télévisions improvisés par les danseuses de la Républiques… tout ce beau petit monde a, comme par magie, gommé le sérieux des vrais problèmes du factuel français –projet de la reconnaissance de l’Etat palestinien par la France par exemple-, les crises, l’Etat islamique pour tremper la santé du Président algérien, qui se soignerait en cachette en sous-main française, d’une plume indigne de foi. De cohérence.

Il y a certaines limites dont le Français n’a jamais pu entendre le respect. Toute l’Europe est d’ailleurs à même de surligner le même constat sur ces complexes français sublimés en des codes féodaux, en des rapports de dominant-dominés, de paternalisme, de supériorité…

Autrement dit, un Président malade, algérien, mexicain, américain, zoulou, apache… est avant tout, et après tout, une affaire privée. Personnelle. Familiale. Le choix de l’endroit de sa convalescence, pareil. Il est certain que, s’agissant du premier magistrat d’un pays, d’autres enjeux nationaux peuvent se greffer à la décision souveraine de la personne malade et de sa famille. Boumediene n’a jamais accepté que Dr Maurice ou Mme Levy l’ausculte. C’était un choix. Certains verront en la position de Boumediene un nationalisme exacerbé. C’est un jugement parmi tant d’autres. Chadli a préféré la Suisse. Tant mieux ! ou tant pis ! Messahal les Etats Unis, et Zeroual Aïn Naadja ou le petit dispensaire de Batna. C’est une question de choix. De la volonté du malade, fût-il Président !

Hélas, le militantisme, l’enrôlement et le racolage politique de la presse française ne l’entendrait jamais de cette oreille.
L’Algérie, pour eux, ne peut être indomptable, non affilié au suivisme postcolonial. Il faut qu’elle soit, j’emprunte la formule d’un diplomate français concernant ce Maroc qui bombe le torse, cette maîtresse d’abord, encombrante ensuite. La manière pour y arriver est simple, détruire tous les symboles de sa force. Sa fierté qui n’est autre que l’indépendance. Nuire à son armée, à son Président, à son FLN, à son histoire, dédouaner la colonisation et souiller la mémoire des moudjahidine.

Après Al Wahrani, financé par l’argent de l’indépendance pour la salir et Laabidi, qui nous sort d’on ne sait où, s’est permis de valider, nous aurons dans quelques années un autre film concernant… le Président. On dira pareil que c’est la fiction, la création artistique, l’art, le festival… mais cette fiction aura un nom : Le Président algérien et le « fafarazzi » dégourdi.

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