Le Pr Zebbiche élu à l’OICS et plusieurs sièges stratégiques obtenus : L’Algérie consolide sa présence à l’ONU
Réuni à New York, le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) a procédé à une série d’élections au sein de ses commissions et organes subsidiaires. L’Algérie y enregistre une série de désignations importantes, marquées notamment par l’élection du Pr Younès Zebbiche à l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), ainsi que son intégration dans deux instances majeures de gouvernance onusienne, confirmant ainsi sa présence active au sein du système onusien.
Le Pr Younès Zebbiche a été élu membre de l’OICS pour le mandat 2027-2032, à l’issue du scrutin organisé dans le cadre des travaux à New York, consacrés à la désignation des membres des sous-comités. C’est ce qu’a indiqué, jeudi dernier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le Pr Zebbiche a obtenu 36 voix sur 54, dépassant largement le seuil requis fixé à 28 voix, a précisé la même source, ajoutant qu’il est arrivé en deuxième position au terme du vote, derrière la candidate turque, présidente sortante de l’organe.
Le ministère des Affaires étrangères a souligné que cette élection « constitue une valorisation du rôle actif que joue l’Algérie sur la scène internationale en matière de lutte contre la drogue », mettant en avant la reconnaissance de « l’expertise et de l’expérience acquises dans ce domaine », fruit d’un engagement soutenu des autorités publiques face à un phénomène aux répercussions sociales et sécuritaires importantes.
Le département des Affaires étrangères a fait savoir que l’Organe international de contrôle des stupéfiants est une structure indépendante à caractère quasi judiciaire, chargée de veiller à l’application des conventions des Nations unies relatives au contrôle des drogues. L’OICS assure une mission centrale dans l’équilibre du système international en matière de stupéfiants. Il veille à empêcher le détournement des substances placées sous contrôle vers les circuits illicites, tout en garantissant leur disponibilité à des fins médicales et scientifiques. Ses treize membres sont élus par l’ECOSOC parmi des experts « reconnus pour leurs connaissances spécialisées, leur haute qualification et leur intégrité », et siègent à titre personnel après leur élection.
De son côté, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a adressé « ses plus chaleureuses félicitations au Pr Younès Zebbiche pour son élection en tant que membre de l’Organe international de contrôle des stupéfiants », ajoutant que « cette reconnaissance amplement méritée témoigne de son brillant parcours professionnel et scientifique », a indiqué un communiqué du ministère de la Santé. Tout en saluant cette réalisation majeure, le ministre Aït Messaoudène a réaffirmé « son soutien indéfectible à toutes les initiatives visant à renforcer la présence de l’expertise algérienne au sein des instances internationales, contribuant ainsi à la résolution des problèmes de santé publique et au développement du système de santé national », a ajouté la même source.
Par ailleurs, l’Algérie a également été élue au sein de la commission organisationnelle de la commission de consolidation de la paix pour la période 2027-2029. Cette instance joue un rôle essentiel dans les efforts internationaux de stabilisation post-conflit, de prévention des crises et d’accompagnement des processus de paix dans les pays concernés.
Le pays a aussi intégré la commission de statistique des Nations unies pour le mandat 2027-2030. Cette commission constitue un espace technique stratégique chargé de définir les normes et standards internationaux en matière de production, de collecte et d’harmonisation des données statistiques à l’échelle mondiale.
Il convient de noter que ces différentes élections interviennent dans un contexte où l’Algérie cherche à consolider sa présence au sein des instances multilatérales et à renforcer sa participation aux mécanismes de gouvernance internationale. Une présence qui s’exprime désormais non seulement par la participation, mais également par l’accès à des positions de responsabilité au sein de plusieurs organes stratégiques du système onusien, incarnant ainsi une dynamique diplomatique soutenue, fondée sur la présence dans les espaces décisionnels des Nations unies et sur la participation aux dossiers structurants liés à la paix, à la sécurité et au développement.