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Nationale

Le pourvoi en cassation de l’ex-agent de sécurité accepté

Le pourvoi en cassation de l’ex-agent de sécurité accepté

Les juges de la Chambre criminelle de la Cour suprême ont accepté le pourvoi en cassation introduit par l’ex-agent de sécurité d’Amnal, répondant aux initiales de K.F, qui travaillait à la BEA, agence d’El Mouradia concernant le verdict prononcé à son encontre par le tribunal criminel d’Alger que présidait alors Mme Derrar Djabbari Meriem.

Le mis en cause a été, rappelons, le condamné à 12 ans de prison ferme pour s’être rendu coupable de vol qualifié et abus de confiance.

La présidente en question a fait preuve d’une sagesse exemplaire en dépit de l’audace et l’insolence du mis en cause qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Ce dernier à chaque question que lui posait la présidente, répondait par la négative : « Je ne sais pas ! Vous êtes mieux placée que moi pour connaître l’affaire ! Toutes les accusations m’ont été collées au cours de l’instruction judiciaire ! Je n’ai rien volé, les caméras sont montées de toutes pièces ».

Revenons enfin aux faits qui remontent à la nuit du 30 avril 2012, lorsque l’incriminé, alors chargé de la sécurité de la banque, s’est introduit dans les salles où se trouvaient les coffres et a procédé à la destruction de ces derniers à l’aide d’un arrache-clou et s’est accaparé de deux sacs en plastique, bourrés de pas moins de 3 3000 euros, 3 0000 dollars et plus de 20 millions de dinars.

Le 2 mai, le 1 mai étant un jour férié, la sous-directrice de l’agence au moment où elle allait faire monter les fonds, s’est rendue compte que les coffres étaient vides. A cet instant, elle décide de porter plainte devant les services habilités et plus particulièrement devant les éléments de la police judiciaire.

Ces derniers se sont chargés de visionner les caméras et fouiller les tiroirs afin de relever les empreintes. Ensuite, il a contacté son frère lequel a pris le soin de ramener un taxi clandestin pour transporter les sacs qui contenaient les sommes faramineuses.

Le lendemain matin, il a acheté un billet d’avion et s’est dirigé vers le Maroc où il est resté pendant deux ans et n’a rejoint le pays que lorsque sa mère lui a demandé de rentrer en Algérie. 

Le procureur général a requis 20 ans de réclusion criminelle contre le mis en cause en affirmant que les faits sont formels. Les avocats de la défense coincés par les contradictions dans les déclarations de leur client se sont contentés de demander l’application ayant trait aux circonstances atténuantes.

Il convient de signaler que l’inculpé a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par contumace. Il convient de rappeler que sur les 20 millions de dinars volés, 4 ont été récupérés auprès de son complice qui n’est autre que le voisin de son frère et qui habite dans la wilaya de Boumerdès. Par ailleurs, les trois autres inculpés ont été condamnés à des peines de cinq à sept ans de prison ferme. 

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