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Nationale

Le pourvoi en cassation de l’ancien DG de la BADR accepté

Le pourvoi en cassation de l’ancien DG de la BADR accepté

Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême ont accepté récemment le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’ancien directeur de la BADR de Birkhadem, après avoir constaté plusieurs anomalies et carences lors du premier jugement en 2015. Parmi les lacunes constatées, les questions posées au cours des débats n’étaient pas spécifiées.

Pour rappel, siégeant en matière criminelle, le tribunal d’Alger avait condamné en 2015 l’ancien directeur de la BADR, agence de Birkhadem, à vingt ans de prison ferme assortis de 2 millions de dinars.

Le mis en cause, B.T, la cinquantaine passée, demeurant à Chéraga, avait été reconnu coupable de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux dans des documents administratifs et bancaires ayant été à l’origine d’un trou financier de plus de 8 milliards de centimes entre 1992 et 1995, et condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

L’inculpé, qui avait été jugé et condamné par contumace, étant en fuite, faisait partie déjà des prévenus impliqués dans le détournement de 2 100 milliards de centimes d’Achour Abderrahmane.

Il avait été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour complicité dans le détournement de deniers publics. L’enquête préliminaire avait été ouverte contre le mis en cause suite à une lettre anonyme parvenue non seulement aux services de la brigade économique de la sûreté d’Alger, mais aussi à la direction générale de ladite banque, et dans laquelle les dénonciateurs avaient accusé le condamné d’avoir détourné des sommes faramineuses en dinars avec la complicité de plusieurs ex-cadres et ex-fonctionnaires de cette institution bancaire.

L’intéressé, qui s’est rendu au début de l’année 1993 aux services de sécurité, a nié tous les faits qui lui ont été reprochés, estimant que « le détournement en question c’est-à-dire de 8 milliards de centimes avait été commis par le directeur qui gérait la banque avant son arrivée (1991).

Le concerné avait maintenu ses déclarations devant le juge d’instruction qui l’avait entendu lors de sa première audition en tant que témoin.

B. T avait réussi à quitter le territoire national deux jours avant que le juge chargé alors de l’instruction ne décide de l’entendre comme inculpé. Le président du tribunal criminel avait par ailleurs ordonné un mandat d’arrêt contre lui, alors que le procureur général avait requis vingt ans de réclusion criminelle. 

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