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Culture

Le poète et historien Ahcène Begriche reconstitue la symbolique de Yennayer

Le poète et historien Ahcène Begriche reconstitue la symbolique de Yennayer

La médiathèque Abane-Ramdane, rattachée à l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger, est en avance sur le calendrier amazigh pour célébrer le nouvel an 2967. C’est hier qu’a eu lieu une majestueuse journée pour la célébration de Yennayer, regroupant l’ensemble des manifestations de cette fête.

« Nous avons voulu que la célébration de Yennayer soit complète, ne négligeant rien, avec l’ensemble de ses manifestations, c’est-à-dire par la reconstitution de sa symbolique, par son côté flamboyant culturel multiple et bien sûr, par ses aspects culinaires », a déclaré Mme Malika Nalouf, à la tête de la médiathèque Abane-Ramdane.

Interrogée pourquoi cette célébration se déroule quelques jours plus tôt, cette directrice, habillée d’un resplendissant costume des monts du Djurdjura, répond : « Nous avons choisi mardi pour avoir notre public scolarisé qui bénéficie d’une journée sans classe ».

Effectivement, cette célébration a été dense et riche avec des expositions, celle de la poterie et celle d’une galerie d’art avec des tableaux de peinture signés Hamid Maghough, un spectacle de danses folkloriques, une animation grandiose avec la collaboration d’une troupe de l’association Nouvelle génération venue spécialement de Tizi Ouzou, un défilé de mode signé par la modéliste Marzouka Taleb, le célèbre Achouik se traduisant par la présentation des délicieux et succulents gâteaux et mets du profond terroir, le couscous traditionnel de Yennager, tout cela accompagné par les rythmes puissants de la zorna. La symbolique de Yennayer, quant à elle, a été majestueusement reconstituée par le poète et historien Ahcène Begriche.

Il explique que « Yennayer se fête dans toute l’Afrique du Nord, jusqu’au Moyen-Orient, c’est-à-dire des Iles canaries à l’oasis de Sioua en Egypte, avec dans chaque région des spécificités locales. La veille, les femmes veillent à la propreté tandis que les hommes se soucient d’apporter les constituants du diner, composés de sept éléments. La vaisselle doit être neuve pour fêter le nouvel an ».

Ahcène Begriche a déclamé un poème de sa propre inspiration à la gloire de Yennayer puis il a animé un spectacle représentant la symbolique de cet événement. Il s’agissait de faire revivre les exploits de Cheschnak, parti de Beni Snous près de Tlemcen combattre victorieusement contre le règne des pharaons et constituer une dynastie sur une période de plus de cinquante ans. Ahcène Begriche se spécialise dans cette symbolique de Yennayer.

L’année dernière, il a donné une remarquable représentation au palais de la Culture. Après la médiathèque Abane-Ramdane, il est invité à Oran par l’association Numidia. L’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger a prolongé cette célébration de Yennayer dans ses autres structures.

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