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Monde

Le plan Trump, les Européens et Zelensky: Vers l’effondrement du régime ukronazi?

Le plan Trump, les Européens et Zelensky: Vers l’effondrement du régime ukronazi?

Le lendemain de la guerre en Ukraine se rapproche davantage jour après jour. Le plan de paix de Trump, accepté par Kiev et étudié par Moscou est néanmoins rejeté par les Européens, Français, Polonais et Britanniques en tête. Soit le trio qui a provoqué le prolongement inutile d’une guerre à coups de promesses et de pressions qui ont, en définitif, anéanties l’armée ukrainienne et provoquées l’effondrement de l’Etat.

Le plan Trump, en effet, a non seulement mis à nu l’hypocrisie européenne, il a surtout démontré la misère stratégique dans laquelle l’Union européenne s’est enfermé annihilant ainsi tous ses atouts qui faisaient de l’UE un partenaire stratégique de choix entre les Etats-Unis et la Russie.

Pour rappel, l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a fait capoter le processus d’Istanbul qui était à deux doigts de trouver une issue pacifique au conflit au courant du printemps 2022. Le président français, quant à lui, a, à maintes reprises menacer d’utiliser la dissuasion nucléaire contre la Russie. Emmanuel Macron a même suggéré d’envoyer des troupes françaises sur le terrain ukrainien, quitte à provoquer un casus belli avec la Russie.

C’est donc cet état d’esprit russophobe et stratégiquement indigent qui a guidé toute la démarche européenne depuis le 24 février 2022, date du début de l’opération spéciale russe en Ukraine. Aujourd’hui, c’est la réalité du terrain qui est en train de dicter la ligne de conduite des différents protagonistes et non les désidératas des uns et des autres.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, du vendredi 28 novembre, le président américain Donald Trump a envoyé son émissaire spécial, Steve Witkoff, et Jared Kushner, son gendre, à Moscou pour informer la Russie que les Etats-Unis seraient prêts à reconnaître son contrôle de facto sur plusieurs territoires ukrainiens occupés dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

Selon le Telegraph, Steve Witkoff et Jared Kushner ont transmis à Vladimir Poutine une proposition incluant une reconnaissance américaine de l’annexion de la Crimée et des territoires occupés dans l’est et le sud de l’Ukraine, malgré les mises en garde répétées et les pressions des alliés européens et les ajustements apportés au plan de paix discuté récemment à Genève.

Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a déclaré ces derniers jours que la reconnaissance internationale de la Crimée ainsi que des régions de Louhansk et Donetsk comme territoires russes constituerait pour Moscou une condition essentielle dans les négociations autour du plan américain. C’est d’ailleurs, le sens de l’acheminement des négociations russo-américaines, soit des arrangements territoriaux en faveur de la Russie et un vaste programme d’investissement à hauteur de 100 milliards de dollars pour remplacer ses avoirs perdus.

Sur ce dernier point justement, les Européens ne sont pas d’accord. Entre ceux qui veulent pousser en direction de la paix et ceux qui entendent utiliser les avoirs russes gelés pour financer la guerre, le torchon brule.

Ainsi, le projet de l’Union européenne consistant à utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine pourrait compromettre les chances de parvenir à un accord de paix, estime le premier ministre belge, Bart De Wever, dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dont l’agence Reuters dit avoir pris connaissance.

« Aller de l’avant à la hâte sur le projet de prêt pour les réparations aurait comme dommage collatéral que nous, en tant qu’UE, empêchions effectivement la conclusion d’un éventuel accord de paix », y écrit-il selon l’agence de presse. « La proposition de prêt pour les réparations est à mon avis fondamentalement erronée », ajoute Bart De Wever. Le Financial Times a été le premier à faire état de cette lettre, jeudi soir.

Depuis octobre, les Vingt-Sept débattent d’un « prêt de réparation » de 140 milliards d’euros destiné à Kiev et financé par les avoirs russes gelés, dont la majorité est placée chez Euroclear, structure financière de dépôts de titres dont le siège est en Belgique.

Reste que les Européens sont mal placés pour donner des leçons de transparence au moment où leurs affidés ukrainiens croulent sous les accusations de corruption. En effet, le bras droit de Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak a démissionné, vendredi 28 novembre, de ses fonctions de chef de l’administration présidentielle ukrainienne, après la perquisition de son domicile par les enquêteurs chargés d’élucider un scandale de corruption dans le secteur de l’énergie, qui ébranle comme jamais l’administration Zelensky.

La réaction européenne la plus éloquente est parvenue de Varsovie. Pour le premier ministre polonais, Donald Tusk, la crise politique à Kiev est « une combinaison fatale ». Sous-entendu, l’Ukraine est perdue entre les revers militaires sur le terrain, les pressions américaines et la corruption de son régime.

C’est donc une débâcle totale pour le régime ukronazi de Zelensky, lui qui voulait faire durer la guerre pour se préserver et s’assurer une longévité. La défaite militaire sur le terrain, le lâchage américain qui lui impose un plan de paix et les atermoiements malhonnêtes des Européens, sont en train d’obliger le régime de Zelensky de se rendre à l’évidence et d’accepter peu à peu ce que Moscou lui avait proposé dès 2014 et que Kiev a refusé de voir en face, tout en perdant du temps, et surtout la face.



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