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Nationale

Le plan Tebboune devant les sénateurs

Le plan Tebboune devant les sénateurs

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, présente aujourd’hui au Conseil de la nation son plan d’action, adopté majoritairement vendredi dernier par l’APN, qui vise à mettre en œuvre le nouveau modèle de croissance économique tout en préservant les acquis sociaux.

La principale préoccupation du gouvernement est de « trouver des solutions permettant de préserver les équilibres financiers majeurs pour éviter le recours à l’endettement extérieur, renforcer la cohésion sociale et préserver la sécurité et la stabilité » du pays, a souligné le Premier ministre vendredi dernier devant les députés.

L’objectif, selon lui, est d’assurer « une transition souple vers un système économique moderne qui se libère progressivement de la dépendance aux hydrocarbures ».

En effet, l’Algérie reste très largement dépendante des hydrocarbures (95 % de ses recettes extérieures) et subit de plein fouet la chute des cours du brut.

Le gouvernement est « conscient des limites d’une stratégie de croissance assise principalement sur la seule dépense publique » a ajouté M. Tebboune, qui se dit déterminé à développer « les secteurs productifs de richesses, de valeur ajoutée et d’emploi, gage de diversification de l’économie nationale fortement dépendante des hydrocarbures ».

Pour ce faire, des axes de travail ont été dégagés à l’effet de stimuler la croissance, dont le renforcement du « climat des affaires » et la poursuite des réformes du système bancaire, qui sont des « objectifs-phares » du gouvernement, a-t-il assuré.

Attirer les investissements étrangers

Le gouvernement entend attirer les investissements directs étrangers mais n’envisage pas de remettre en cause la règle 51/49.

Cette mesure contraint les entreprises étrangères s’implantant en Algérie à s’associer à un partenaire local détenant au moins 51 % du capital de la société créée : « La réforme de l’administration et la lutte contre la bureaucratie – et son corollaire la corruption – demeurent une préoccupation permanente « du gouvernement, a assuré M. Tebboune, annonçant une future « loi relative aux relations de l’administration avec les usagers ».

Autres projets envisagés, la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel d’une exception d’inconstitutionnalité de la loi et des textes sur la protection des données à caractère personnel, le droit à l’obtention des informations, documents, statistiques et leur circulation, les réunions et manifestations publiques.

Le Premier ministre a également évoqué le renforcement de « la moralisation de la vie publique » avec l’élimination souhaitée des « situations de conflit d’intérêt et d’incompatibilité » dans l’exercice des mandats et fonctions, la protection des biens publics, le renforcement de la lutte contre la corruption et la mise en place de toutes les mesures visant à lutter contre le gaspillage.

M. Tebboune a annoncé, dans ce cadre, la création, au niveau du Premier ministère, d’une inspection générale ayant pour mission de « contrôler les finances publiques » et conférer davantage de transparence au financement et à la réalisation des projets publics.

Concernant le volet fiscal, le gouvernement entend « élargir le recouvrement de la fiscalité ordinaire » pour compenser la fiscalité pétrolière en recul à cause de la baisse des cours de l’or noir, « augmenter les taxes sur les produits de luxe et l’impôt sur la fortune et exonérer davantage les citoyens à faibles revenus des charges fiscales » en vue de préserver leur pouvoir d’achat.

Pour le commerce extérieur, M. Tebboune a indiqué que le gouvernement poursuivra ses efforts pour « limiter les importations » et « préserver ainsi les réserves de changes du pays » estimées actuellement à quelque 114 milliards de dollars.

Dans le même temps, il veillera, a-t-il dit, à éviter une pénurie ou une rupture d’approvisionnement du marché. Il a précisé, à cet égard, que le gouvernement œuvrera, à la faveur de la politique de réduction des importations des produits de luxe et la lutte contre la surfacturation, à réduire le déficit de la balance commerciale de 16 milliards de dollars en 2016 à moins de 10 milliards de dollars à la fin de l’année cours.

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