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Nationale

Le plan d’action approuvé par l’APN : Les vérités crues d’Ouyahia

Le plan d’action approuvé par l’APN : Les vérités crues d’Ouyahia

C’est sans surprise que les députés ont adopté à une large majorité (341 oui contre 64 non et 13 abstentions) le plan d’action du gouvernement tant décrié par l’opposition, minoritaire face aux partis du FLN et du RND, lesquels représentent la majorité écrasante de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Ce plan d’action, qui a fait l’objet d’une vive polémique avant même sa présentation à l’Assemblée populaire nationale dimanche dernier, a été adopté à la majorité lors d’une séance plénière, directement après les réponses du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, aux interrogations et critiques des députés.

D’un ton calme et déterminé, le Premier ministre a répondu point par point, aux questions des parlementaires, tout en essayant de convaincre l’opinion publique quant à l’efficacité de son plan en ces temps de crise depuis la dégringolade du prix du pétrole.

Le Premier ministre est revenu sur ce qu’il avait révélé aux partis de l’Alliance présidentielle admettant qu’il avait effectivement déclaré que l’Etat, faute d’argent, pourrait ne pas payer les salaires du mois de novembre. « Je vous ai dit que l’État pourrait ne pas payer les salaires de novembre.

L’heure est grave. Je n’ai rien à vous cacher », a-t-il lancé, avant d’annoncer que le solde des caisses publiques « ne dépasse pas 50 milliards de dinars alors que le pays a besoin de 200 milliards de dinars par mois pour fonctionner ».

Ouyahia minimise l’importance de l’argent de l’informel

A propos de l’argent qui circule dans le circuit parallèle, M. Ouyahia en a minimisé l’importance en l’évaluant à quelques 17 milliards de dollars seulement, démentant ainsi les chiffres de l’opposition qui avait avancé un chiffre de 40 milliards de dollars.

« Certains ont présenté l’argent de l’informel comme la solution miracle au problème financier du pays si l’on arrivait à le récupérer. Mais, il s’agit là d’une solution illusoire car il ne s’agit pas plus de 1 700 milliards de dinars. Additionnés à la masse monétaire totale, qui était jusqu’en juillet dernier de 14 500 milliards de dinars, cela ne suffira pas pour régler nos problèmes », a-t-il clarifié.

Ouyahia justifie le recours à la planche à billets

A propos de la planche à billets, qui a créé la controverse, le Premier ministre a répliqué qu’ »il n’a rien inventé car, a-t-il dit, c’est une mesure qui existe aussi bien dans les pays développés que dans les pays classés au même niveau que l’Algérie ».

« Cela nous évitera de recourir à l’endettement extérieur », a-t-il justifié, tentant de rassurer l’opinion publique sur le fait que cette mesure ne pourrait être à l’origine de l’inflation ni de la baisse du dinar déjà dévalué. « La dévaluation de la monnaie est la conséquence de deux facteurs la baisse des réserves de changes ou/ et le renchérissement de l’euro ou des autres devises », a-t-il expliqué.

« C’est de la démagogie que de prétendre que la planche à billets conduirait à une baisse du dinar », a-t-il considéré. Evoquant les crédits accordés par les banques publiques, le Premier ministre a déclaré que 800 milliards de dinars seulement n’ont pas été remboursés sur un montant globale de 8467, soit 11%.

Sur la loi de finances 2018, le Premier ministre a annoncé que le budget ne va pas augmenter. « Nous allons serrer la ceinture », a-t-il lancé, affirmant en revanche, qu’il y aura une augmentation du budget de l’équipement pour créer des emplois et la croissance.

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