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Nationale

Le phénomène de la viande pourrie réapparaît à Constantine

Le phénomène de la viande pourrie réapparaît à Constantine

Le phénomène de la viande bleue est réapparu à Constantine. Bien que ce fut des cas isolés, il n’en demeure pas moins que le problème a ressurgi. Au moins trois cas ont été recensés. Ils ont été observés à Constantine-ville à la ville nouvelle Ali Mendjli. Des carcasses entières ou des parties de mouton ont vite viré, au deuxième jour, vers des couleurs bleuâtre ou verdâtre et dégageaient des odeurs insupportables, à en croire les familles concernées.

Un père de famille du centre-ville de Constantine a déclaré avoir suivi les consignes dans leur ensemble. « Aussitôt l’agneau égorgé, on a vite fait, moi et mes enfants, de mettre la carcasse à l’abri du soleil dans une pièce suffisamment aérée », a-t-il dit avant de poursuivre : « Le lendemain on a procédé à sa découpe avec l’aide d’un spécialiste-un boucher- ; et c’est au moment où nous commencions à mettre les parties découpée dans des sacs de congélation que le phénomène est apparu. Nous avons au départ cru qu’il s’agissait d’une partie seulement ; malheureusement, à y voir plus clair, nous avons constaté que toutes les parties étaient touchées », se lamente-t-il. Le malheureux explique par ailleurs que ce revirement pigmentaire de la viande était accompagné de mauvaises odeurs, ce qui l’a contraint à tout jeter. « On ne pouvait plus sélectionner ce qui était bon à consommer de ce que ne l’était pas ; nous avons donc tout jeté », dit-il.

A en croire ce citoyen la bête avait été acquise chez une de ses connaissances, un éleveur à El-Khroub. Contacté, ce dernier a assuré n’avoir eu aucune autre plainte. Il aurait vendu une vingtaine de moutons et ce ne fut que le seul cas enregistré à en croire ses propos. Le phénomène de la viande bleue est apparu pour la première fois il y a deux ans lorsque de milliers de citoyens à travers le pays avaient été confrontés au problème. Une polémique s’en suivie alors, mettant en cause le mode de vaccination pour les uns ou encore l’alimentation du cheptel ovin pour d’autres, avant qu’une enquête diligentée par le ministère de l’Agriculture ne conclue que la cause principale reste la mauvaise conservation des carcasses. Des conclusions jugées peu convaincantes, alors. En effet, des cas avaient été constatés chez des familles rassemblées le jour de l’Aid autour du rituel où un mouton ou deux sur quatre ou cinq se sont putréfiés. Bien qu’ils aient été égorgés au même endroit, connu des conditions de stockage identiques et même ont été achetés chez le même revendeur.

Certaines associations de protection des consommateurs ont continué de pointer du doigt certains lots de vaccins ou encore la qualité de l’alimentation Cela dit, il est en tout cas certain que pour monsieur-tout-le-monde, notamment pour celui qui a vu son Aid gâché, cela représente un véritable calvaire de se voir obligé de mettre à la poubelle une trentaine de kilos de viande. Beaucoup ont, en effet, d’abord sacrifié leurs économies rien que pour accomplir le rituel ou encore pour donner le sourire à leurs gosses.

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