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Nationale

Le phénomène de braconnage se propage à Médéa

Le phénomène de braconnage se propage à Médéa

Les services de la Conservation des forêts, soutenus par les éléments de la Gendarmerie nationale, sont sur le pied de guerre pour lutter contre le phénomène de braconnage qui continue de porter atteinte à la faune locale en utilisant différents moyens pour capturer vivant le gibier dans les forêts de la région.

Ainsi, la lutte contre la chasse illicite est devenue une activité quasi permanente des services forestiers qui ont installé, en collaboration avec la Gendarmerie nationale, de nombreux points de contrôle à travers les axes routiers situés à proximité des massifs forestiers.

Les brigades des services cités ont appréhendé à la fin de janvier cinq individus à bord d’un véhicule avec une trentaine de chiens, en déclarant que leur chargement de canidés sert à la chasse du gibier.

Les braconniers arrêtés par les brigades mixtes viennent plus particulièrement des wilayas de Blida et de Tipasa. Ils ont été déférés aux instances judiciaires qui les ont condamnés, procédé à la saisie de leurs armes et remis le gibier au centre cynégétique de Zéralda.

« Le phénomène de la chasse illicite est devenu très fréquent dans la région où des délinquants ratissent large à l’aide de chiens afin de capturer toute espèce animale trouvée sur leur passage, bravant la réglementation régissant l’activité de la chasse. »

Selon Ahmed Salem, chef de service de la protection de la faune et de la flore, pas moins de 80 chardonnerets, 16 perdrix et 4 lièvres ont été saisis dans la circonscription des forêts de Médéa, et 34 canaris et 93 chardonnerets l’ont également été dans les forêts de Berrouaghia et de Tablat au cours de l’année 2017.

En outre, des moyens de chasse utilisés par les braconniers ont été saisis par les mêmes services, notamment 8 sloughis, un furet, des lances et des armes à feu, a indiqué le même responsable.

L’autre problème devenu la hantise des agriculteurs est la prolifération du sanglier qui ravage leurs récoltes, les oblige à utiliser tous les moyens même prohibés afin de préserver leurs cultures, faute de battues organisées.

Car, indique-t-on, la dernière battue menée sous la supervision de l’administration des forêts remonte à l’année 2016, au cours de laquelle 340 sangliers ont été tués à travers 21 communes de la wilaya.

Pour se débarrasser du sanglier, animal destructeur des récoltes, des agriculteurs ont eu recours à un produit insecticide dénommé « Lannate », qui est généralement utilisé pour la protection des cultures mais provoque des ravages dans la faune sauvage.

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