Le pétrole termine la semaine à 85$ le baril
Le prix du baril de « Brent » s’est installé à 85,30 dollars, en progression de 1,07 dollar sur l’Intercontinental Exchange Futures (ICE) de Londres, alors que celui du baril de « Light sweet crude » a constitué 82,81 dollars, après une diminution de 1,01 dollar, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 2,04% à 84,47 dollars, le plus haut niveau depuis la mi-novembre.
Alors qu’il y a encore un mois, les investisseurs craignaient que le nouveau variant du Covid-19 ne relance une longue période de restrictions sanitaires, ce qui aurait pesé sur les déplacements mondiaux et donc sur la demande de pétrole, Omicron semble pour l’instant avoir eu un effet limité sur l’économie mondiale.
Et alors que l’appétit des consommateurs pour le carburant augmente, les producteurs peinent à répondre à cette demande. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires (OPEP+) annoncent mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d’extractions, mais peinent à les atteindre.
Outre de fortes perturbations au Kazakhstan et en Libye en raison de crises géopolitiques, « nous remarquons que d’autres producteurs comme la Russie, l’Angola, le Nigeria et l’Equateur n’arrivent pas à atteindre leur objectif », s’inquiètent les analystes de ABN Amro. Ils s’attendent donc à ce que les prix du pétrole restent élevés.
Les investisseurs ont également pris connaissance des données des douanes chinoises sur les importations de brut: si elles ont augmenté en décembre, le volume total pour 2021 s’inscrit en baisse par rapport à l’année précédente, une première depuis 20 ans selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
En d’autres termes, c’est la première fois en des décennies que la Chine n’est pas la cause majeure de la demande de pétrole.