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Energies

Le “pétrole” de Constantine est de l’huile de moteur usée

Le “pétrole” de Constantine est de l’huile de moteur usée

Deux semaines à peine après la découverte d’une substance noirâtre au niveau d’un puits artésien à Ouled Rahmoune, dans la wilaya de Constantine, l’Entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach, a révélé, ce mardi, les conclusions des analyses effectuées dans ses laboratoires spécialisées de Boumerdès.

Il s’agit ni plus ni moins, lit-on dans un communiqué diffusé par la société étatique, d’une huile moteur très dégradée et polluée. La présence de grande quantité de métaux lourds prouve que cette huile est très usée, explique-t-on.

L’expertise des laborantins du géant continental des hydrocarbures a aussi précisé qu’en ce qui concerne les émanations de gaz, il s’agit de «biogaz issus de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène» et que «le méthane est le principal constituant analysé».

Les habitants de la région de Ouled Rahmoune, l’une des plus pauvres de la capitale de l’Est, si ce n’est d’Algérie, avaient placé d’immenses espoirs sur cette découverte. L’évènement n’a cessé, depuis, d’alimenter les discussions entre les citoyens, grands et petits, de la commune, une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya. Ces derniers entrevoyaient déjà une lueur d’espoir à même de leur permettre de sortir de l’isolement. D’aucuns y voyaient déjà un Hassi Messaoud au nord du pays.

Pour rappel, la découverte a été faite par un agriculteur de la région au moment où il procédait au creusement d’un puits artésien pour les besoins des opérations d’irrigation de ses cultures. Seulement, à partir des 90 mètres de profondeur, alors qu’il s’attendait à voir jaillir des eaux souterraines, il fut surpris de voir se dégager des tripes de ses terres une substance noirâtre visqueuse, accompagnée de gaz aux odeurs inconnues des habitants de la région.

Des caractéristiques similaires, disait-on, aux découvertes faites autour des grands puits pétrolifères. Un constat paradoxalement fait par des spécialistes de la région, dont certains avaient même fait écho de leurs conclusions : il s’agirait à 80% de produits pétroliers. Ceci n’est pas faux puisque l’origine des huiles en question, usées cependant, reste pétrolières.

L’information s’est répandue comme une traînée de poudre avant d’atterrir dans la sphère des spécialistes en la matière. Une équipe d’experts pluridisciplinaire a alors été dépêchée sur place afin de procéder aux analyses et aux prélèvements des échantillonnages de toutes les substances présentes sur le site, dont le périmètre a été, entre-temps, totalement sécurisé, en attendant les conclusions de Sonatrach.

Ainsi, après une dizaine de jours de rêveries, la déception fut lisible sur les visages des habitants de la région dont beaucoup avaient repris leurs outils d’agriculteurs pour assurer à la sueur du front leur gagne-pain.

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