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Culture

Le peintre, le poète et le combattant

Le peintre, le poète et le combattant

Après un colloque à la Bibliothèque Centrale de Mostaganem, jeudi dernier, l’hommage au regretté artiste Mohamed Khadda se poursuivra aujourd’hui, dimanche 5 juin, à la Maison de la Culture Ould Abderrahmane-Kaki de Mostaganem, dès 14h, avec la projection du documentaire Khadda le signe et l’olivier » de Jaoudet Gassouma et le vernissage de l’exposition 25e anniversaire du décès de Mohammed Khadda.

Lors de la journée d’étude en commémoration du 25e anniversaire de la mort de Mohamed Khadda, des académiciens et artistes plasticiens algériens ont estimé, ce jeudi à Mostaganem, que les œuvres du regretté artistes, un des fondateurs de l’art plastique contemporain, font ressentir l’histoire algérienne profonde dans la toile, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Dans sa communication Mohamed Khadda : figures de l’imaginaire, le professeur Benamar Mediène de l’université d’Oran et d’Aix en Provence a mis en relief les caractéristiques des œuvres du défunt « qui ont contribué de façon exemplaire à la transmission des faits de l’histoire nationale par les formes et les couleurs dans les toiles.

L’Algérie a hérité, de Khadda des œuvres retraçant son histoire, ses gloires, ses combats et résistance pour la libération nationale et donnant également un reflet artistique de son patrimoine et sa culture multiple ». Il a affirmé aussi la capacité de Khadda d’imprégner la réalité à l’imaginaire : « l’imaginaire de cet artiste lui a permis aussi de poétiser ses œuvres qui suscitent des lectures poétiques et artistiques ».

De son coté, l’enseignant de l’université de Mostaganem et artiste peintre, Saïd Debladji a évoqué le grand exploit de Khadda dans le patrimoine national, notamment la lettre arabe et les richesses nationales telles que le Tassili, tout en cherchant à donner des visions nouvelles et différentes sur ce patrimoine.

Il a jouté que les œuvres de l’artiste influence toujours la scène de l’art, notant que les chercheurs académiciens devront travailler d’avantage pour étudier ces œuvres et les exploiter dans le développement de l’art.

L’artiste peintre Mohamed Oulhaci a mis en évidence, quant à lui, la qualité des œuvres de Khadda et leur rayonnement sur la croissance de l’art actuellement, soutenant que le défunt artiste est d’une grande technicité de l’art, notamment dans la gravure.

Il a appelé à soutenir des jeunes talents plasticiens algériens, tout en déplorant l’insuffisance des galeries d’exposition des arts dans les villes d’Algérie, tenant compte que ces structures font partie d’un contexte encourageant du développement de l’art en question. Le directeur de la culture de Mostaganem a fait savoir, lui, que la tenue de cette journée d’étude constitue une occasion pour débattre l’actualité de cet art et chercher les moyens pour le hisser vers de grandes perspectives.

Initiée par la faculté des lettres arabes et des arts de l’université de Mostaganem Abdelhamid Ibn Badis, cette journée d’étude sera marquée par la participation de chercheurs de l’université de Mostaganem et d’artistes peintres de la wilaya, lieu de naissance de Mohamed Khadda. 

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